Tokyo 2021

L'athlétisme suisse entre espoir et grande ambition

olpe, ats

29.7.2021 - 05:00

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29.7.2021 - 05:00

Les sprinteuses, avec Mujinga Kambundji et le relais 4 x 100 m, constituent les plus grands atouts suisses en athlétisme aux JO de Tokyo. Une médaille n'est pas à exclure, trois ou quatre finales sont envisageables.

Le relais 4 x 100 m féminin sera l'un des atouts suisses aux JO de Tokyo.
Keystone

La sélection suisse est non seulement très fournie (28 athlètes après les exclusions de dernière minute pour dopage avéré et présumé respectivement de Kariem Hussein et d'Alex Wilson), mais aussi de qualité. Un mélange de pointures confirmées et de plus jeunes en pleine ascension.

A ce niveau, les podiums sont très rares. Le dernier remonte aux JO de Séoul en 1988, avec le bronze de Werner Günthör au poids. Aujourd'hui, les figures de proue helvétiques sont les athlètes féminines.

Nouveau rôle pour Del Ponte

Quatrièmes des Mondiaux de Doha en 2019, les relayeuses du 4 x 100 m peuvent viser encore plus haut. Cinq équipes se tiennent d'assez près pour le podium, avec l'avantage aux Américaines et aux Jamaïcaines.

Le quatuor coaché par Raphaël Monachon s'est enrichi par la venue de Riccarda Dietsche pour le premier tronçon. Ajla Del Ponte accomplira le virage et pourra courir ainsi 120 m, lancée. Vu sa forme, la Tessinoise sera encore plus utile en deuxième relayeuse. En méforme, Sarah Atcho n'est que remplaçante.

Ajla Del Ponte est aussi finaliste potentielle sur 100 m. «Mais il faudra passer sous 11 secondes pour y arriver», a précisé mercredi la championne d'Europe en salle du 60 m. Ce qui signifierait pulvériser son record personnel de 11''07.

Mujinga Kambundji, porte-drapeau à Tokyo et médaillée de bronze à Doha sur 200 m, disputera au Japon le 100 m, le 200 m et le relais. Donc potentiellement huit courses, si elle va à chaque fois en finale. «Je me sens au mieux», assure la Bernoise, connue pour son «timing» parfait dans l'approche des grands rendez-vous. Evoquer un podium individuel serait cependant excessif, tant la densité est élevée.

Lea Sprunger prudente

Elle l'est aussi, plus que jamais, sur 400 m haies. «Le niveau de la discipline a explosé ces derniers mois», a observé Lea Sprunger. Blessée ce printemps à un tendon d'Achille, la championne d'Europe ne ressent quasiment plus de douleurs. Mais son objectif a un peu évolué.

«Après les Mondiaux de Doha (4e, ndlr), j'envisageais logiquement un podium pour Tokyo. Aujourd'hui, je dirais que j'espère avoir retrouvé le niveau pour atteindre la finale.» Pour cela, il faudra probablement courir pas loin d'une seconde plus vite que son meilleur chrono de la saison (55''16).

Une perche à suivre

Et si la surprise venait d'Angelica Moser ? La Zurichoise, au saut à la perche, a les moyens de jouer un rôle en finale si elle évolue à son niveau des derniers Européens en salle, en Pologne, où elle a remporté l'or avec 4m75. Dans cette discipline plus aléatoire que les autres, il se passe toujours quelque chose d'inattendu.

Cela peut valoir aussi, de façon atténuée, pour le saut en hauteur. Le Vaudois Loïc Gasch sera le premier athlète suisse en lice à Tokyo, en qualifications de la hauteur vendredi matin. «Mon objectif est la finale (top 12). Franchir 2m25 ou 2m28 devrait me permettre d'y parvenir», prévoit le recordman de Suisse (2m33).

Lore Hoffmann n'a, de son propre aveu, jamais été autant en forme sur 800 m. Les chances de la Valaisannes d'entrer en finale ne sont pas inexistantes. Pour le marathonien genevois Tadesse Abraham en revanche, le marathon, à Sapporo, s'annonce difficile, cinq ans après son exploit des JO de Rio (7e).

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