Pékin Express

Pékin Express : record à 49 ans, robe «irrespectueuse» et langue mystère

ATS

5.2.2022 - 15:54

Retrouvez tous les faits insolites des JO de Pékin dans la gazette olympique «Pékin Express».

Claudia Pechstein a égalé à... 49 ans le record de participations aux JO d'hiver. 
Keystone

ATS

5.2.2022 - 15:54

Record de participations

La patineuse de vitesse allemande Claudia Pechstein a égalé à... 49 ans le record de participations aux JO d'hiver du sauteur à ski japonais Noriaki Kasai. Pour la dernière course olympique de sa longue carrière, elle a terminé à la 20e et dernière place du 3000 m samedi, mais «le résultat n'était pas le plus important», a assuré celle qui est aussi devenue la doyenne des participantes aux JO d'hiver. «Je n'ai pas été très rapide, mais mon but était d'être à Pékin pour ces huitièmes JO, aucune femme n'a fait ça avant moi. J'étais porte-drapeau de mon pays (vendredi pour la cérémonie d'ouverture), c'était merveilleux, l'un des moments les plus forts de ma carrière», a assuré la quintuple championne olympique et sextuple championne du monde qui a commencé sa carrière sous les couleurs de la RDA.



«C'est quoi cette langue ?»

Beaucoup de téléspectateurs et d'internautes en Chine ont été surpris vendredi d'entendre du français pendant la cérémonie d'ouverture. Certains se sont demandés quelle pouvait être cette mystérieuse langue arrivant après l'anglais. «C'est quoi la langue avant l'anglais et le chinois. Du français ou quoi? Et pourquoi?», s'est demandé un utilisateur du réseau social Weibo. «Je me suis demandé si ce n'était pas du grec parce que les Jeux olympiques sont nés en Grèce. J'ai découvert en ligne que ce n'était pas du grec, mais du français, qui est aussi la langue officielle du Comité olympique», a écrit un autre. Même si elle est en voie de disparition, la langue de Molière est effet l'une des deux langues officielles du CIO depuis les premiers Jeux de l'ère moderne en 1896 instigués par le Français Pierre de Coubertin.

La robe de la discorde

Un candidat à la présidence sud-coréenne a accusé la Chine d'«appropriation culturelle» après l'apparition d'une artiste portant une robe traditionnelle coréenne rose et blanche, le hanbok, lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux. Cette jeune femme faisait partie d'un groupe d'artistes représentant les 56 groupes ethniques du pays. La Chine abrite l'une des plus grandes populations au monde de Coréens vivant à l'étranger et les deux pays partagent des liens culturels profonds. Mais la présence du hanbok a suscité la colère en Corée du Sud, beaucoup accusant Pékin de «voler» la culture du pays. Lee Jae-myung, le candidat du Parti démocratique au pouvoir aux prochaines élections présidentielles, a condamné «l'appropriation culturelle» de la Chine. Son principal adversaire, le conservateur Yoon Suk-yeol, a également accusé Pékin d'être «irrespectueux», et a exhorté Séoul à demander des excuses à la Chine.

Johannes Boe bravache

Placé à l'isolement depuis plusieurs jours parce qu'il est cas contact de son compatriote Jarl Magnus Riiber (combiné nordique), le biathlète norvégien Johannes Boe s'est montré bravache après son titre en relais mixte arraché face au Français Quentin Fillon Maillet à l'issue d'un superbe sprint. A la question de savoir ce qu'il avait le droit de faire dans sa chambre d'hôtel depuis jeudi, il a répondu: «Gagner des médailles d'or pour la Norvège», alors qu'il n'a pas pu assister à la conférence de presse avec ses coéquipiers, suivant à la lettre le protocole sanitaire. Sur le podium, il a notamment dû se maintenir à distance de ses coéquipiers du jour Marte Olsbu Roeiseland, Tiril Eckhoff et son frère Tarjei.



Traduction complexe

Pour pouvoir aligner une équipe dans le tournoi masculin de hockey sur glace, la Chine a «recruté» des joueurs nés aux Etats-Unis ou au Canada, comme Jake Chelios, fils d'une légende de la NHL, la prestigieuse Ligue nord-américaine. En devenant Chinois, Chelios junior, né à Chicago, est devenu selon la retranscription phonétique de son nouveau patronyme «Jieke Kailiaosi». Il n'en a pas profité pour apprendre le chinois: «Je connais deux ou trois mots, mais comme j'ai fait six ans d'espagnol au lycée sans vraiment retenir grand-chose, je me suis dit que ce n'était même pas la peine d'essayer avec le chinois.»

ATS