La reine américaine du ski alpin, Mikaela Shiffrin, a indiqué samedi qu'elle participerait au combiné des JO-2026 à Cortina, en plus du slalom et du géant, et partagé son admiration pour Lindsey Vonn, qui tentera dimanche de remporter la descente à 41 ans malgré un genou abîmé.
Mikaela Shiffrin, vous êtes arrivée aujourd'hui à Cortina, dans quel état d'esprit êtes-vous?
«Je suis super heureuse d'être là. J'en suis à mes 4e Jeux, et arriver en ayant toujours des grands yeux ronds, en ayant toujours aussi hâte (de commencer) et en étant aussi motivée que lors de mes premiers, c'est fabuleux».
Il est beaucoup question de votre compatriote Lindsey Vonn, que vous inspire sa décision de disputer la descente dimanche malgré sa grave blessure à un genou?
«J'ai tellement hâte de regarder. Je crois que nous avons tous hâte. Sa ténacité et la détermination qu'elle montre avec ces JO, le fait de rester fidèle à ses valeurs, c'est absolument magnifique. Elle a accompli des choses incroyables malgré les blessures. J'ai tellement hâte de regarder Lindsey, (mais aussi) Breezy (Johnson), Jacqueline (Wiles). Je les encouragerai devant la télé. Je suis convaincu à 100% que tout est possible.»
Votre tour viendra ensuite, quel est votre programme définitif?
«Je participerai au combiné par équipes (mardi), au slalom géant (le 15) et au slalom (le 18)».
On parle d'un duo Shiffrin-Vonn en combiné. Avez-vous une préférence?
R: «J'ai tellement hâte. C'était génial de participer aux Mondiaux l'an dernier, et évidemment de décrocher l'or. Mais, fort heureusement, je n'interviens pas dans la décision. Je serai ravie avec n'importe quelle coéquipière. C'est vraiment une décision qui incombe aux entraîneurs».
En slalom, vous êtes l'immense favorite, mais vous restez sur l'échec de Pékin en 2022 (aucune médaille). Ressentez-vous une forme de pression?
«Je pense qu'il serait vain de faire comme si mes précédentes expériences, y compris Pékin, n'existaient pas. Je suis avant tout reconnaissante d'être ici. C'est de l'envie, de l'adrénaline. Je suis certainement un peu nerveuse, par moments. Mais c'est surtout de la gratitude. Participer à des Jeux reste un cadeau du ciel, malgré la pression».
Et quelles sont vos ambitions en géant, où vous avez décroché votre premier podium de la saison juste avant les Jeux?
«Quand je me replonge il y a un an, à mon retour de blessure (elle avait subi une grave blessure à l'abdomen en géant fin 2024), j'étais alors incapable de me projeter sur un top-10 ou un top-5, encore moins un podium. C'était assez vertigineux de remonter sur mon premier podium en géant deux ans après ma blessure à Killington. Je dirais que mon rythme est parmi les plus rapides au monde... mais je vois que les top top skieuses qui gagnent y vont encore plus fort. Je ne sais pas trop où cela me place. J'imagine qu'on sera bientôt fixé».
Les projecteurs vont être braqués sur vous à un moment où vous représentez plus que jamais les Etats-Unis. Que vous inspire le contexte politique actuel?
«C'est toujours un honneur de représenter la ‹Team USA›, son pays... Il y a beaucoup de souffrance dans le monde, beaucoup de tristesse, de violence. J'ai quelques réflexions à ce sujet, et je préfère lire un texte que j'ai préparé: j'espère représenter dignement mes valeurs, qui sont celles de l'inclusion, de la diversité, de la bienveillance».