«Des émotions incroyables» Thomas Weir, le Vaudois de 17 ans qui a défié Odermatt et Cie

Nicolas Larchevêque, à Bormio

14.2.2026

Inconnu au bataillon, le Vaudois Thomas Weir a participé samedi sous les couleurs de l’Afrique du Sud au géant olympique à Bormio. «Les émotions sont incroyables», s’est extasié le jeune skieur de 17 ans après avoir vécu sa première expérience dans un grand rendez-vous.

Thomas Weir, du haut de ses 17 ans, a réalisé son rêve olympique samedi en géant.
Thomas Weir, du haut de ses 17 ans, a réalisé son rêve olympique samedi en géant.
KEYSTONE

Nicolas Larchevêque, à Bormio

Parmi les 81 concurrents et la ribambelle d’inconnus à s’être élancés samedi matin sur la Stelvio lors du géant des Jeux olympiques, un certain Thomas Weir, dossard 71, a vécu son rêve du haut de ses 17 ans. Originaire de Gland et méconnu en Suisse, le jeune skieur fait partie des cinq athlètes sud-africains - la nationalité de son père - présents à Milan-Cortina.

«Les émotions sont incroyables, même si ma première manche était super compliquée (ndlr : 68e, à 15’’63). J’ai commis beaucoup de fautes, mais je suis content d’être arrivé en bas», a expliqué l’athlète vaudois, qui «n’a rien compris» à la performance du nouveau champion olympique Lucas Pinheiro Braathen. «Il faudra revoir son passage, parce que mettre une seconde à tout le monde...»

«Trop bien de pouvoir se comparer à Odermatt et Cie»

Celui qui disputera également le slalom lundi prochain compte comme meilleur résultat une 32e place dans une course FIS, le troisième échelon international en ski alpin, et n’a jamais disputé la moindre épreuve de Coupe du monde ou d’Europe. De se mesurer à des stars du Cirque blanc tel que Marco Odermatt est donc une belle expérience pour quelqu’un qui figure à la 2’599e place de la discipline au classement FIS.

«C'est trop bien de pouvoir se comparer à eux et d’être dans la même course. On part loin derrière eux et c’est compliqué de leur parler, car on ne veut pas les déranger à l’entraînement, mais ça reste trop bien», a reconnu Weir, qui a débuté la compétition à 11 ans avec le Ski Club de Nyon.

L’étudiant au Gymnase Auguste-Piccard de Lausanne, qui avait expliqué à nos confrères du «Blick» qu’il a dû faire une demande de congé pour participer aux JO, a pu compter sur le soutien de ses parents et de sa soeur dans la station italienne. Sa première course dans un grand événement s’est conclue par une anecdotique 63e place, mais l’essentiel était ailleurs.


Sur le même thème

JO d’hiver : les sports d’hier, d’aujourd’hui et de demain

JO d’hiver : les sports d’hier, d’aujourd’hui et de demain

Depuis 1924, les Jeux Olympiques d’hiver n’ont cessé d’évoluer. Nouveaux sports, disciplines disparues, et innovations spectaculaires : retour sur l’évolution des JO d’hiver.

27.01.2026