Ligue 1 «Il est un capitaine exemplaire» - Denis Zakaria encensé à Monaco

Clara Francey

4.2.2026

Le capitaine de Monaco Denis Zakaria, longtemps blessé, enchaîne les performances de patron qui ont permis à Monaco de relever la tête, avant de se déplacer à Strasbourg jeudi (21h00) en 8e de finale de la Coupe de France.

Agence France-Presse

En quatre jours, Monaco a résisté à la Juventus Turin (0-0) pour décrocher sa qualification pour les barrages de la Ligue des champions, avant d'écraser Rennes (4-0) en Ligue 1 samedi dernier. L'international suisse aux 61 sélections a brillé à chaque occasion.

Monaco – Juventus 0-0

Monaco – Juventus 0-0

UEFA Champions League | Matchday 8 | Saison 25/26

28.01.2026

Contre les Italiens, «il a fait le meilleur match de sa saison», a reconnu l'entraîneur Sébastien Pocognoli. Face aux Bretons, «‹Zak› a encore fait une très bonne prestation.»

«Il est un capitaine exemplaire sur ces dernières semaines. Faire face à ce genre de situation (une accumulation de défaites, ndlr) en tant que capitaine, est une période nouvelle dans sa carrière. Et il prend ses responsabilités. C'est très positif», a-t-il abondé.

Longtemps indisponible en raison d'une blessure aux adducteurs, le Genevois n'a disputé que 10 rencontres de L1 et quatre de Ligue des champions cette saison.

«La première partie de saison a été compliquée entre blessures et suspensions (trois matches, ndlr), reconnaît le joueur. Maintenant, je suis là, de retour avec l'équipe. J'espère pouvoir l'aider au maximum pour réaliser une meilleure deuxième partie de saison.»

Après le nul au Havre (0-0), fin janvier, il avait évoqué sa «honte» d'être à la 10e place du championnat. Mais il avait aussi assuré que le groupe était derrière son entraîneur et que l'état d'esprit démontré était une base certaine pour le futur.

«Logique d'explorer ça»

Lui qui était très proche d'Adi Hütter, licencié en octobre, n'a pas hésité à travailler avec Pocognoli, «un très bon coach», dit-il.

«Beaucoup de coaches auraient perdu la tête, assure-t-il. Mais lui, pas du tout. Il est sûr de lui. Il a beaucoup d'ambition. Il nous le montre chaque jour à l'entraînement. Je pense que c'est le coach qu'il nous fallait, surtout dans une situation comme celle-là.»

Pocognoli, lui, a apprécié la droiture de son capitaine, fidèle à son ancien entraîneur mais aussi réceptif à son message.

«Je suis continuellement en contact avec lui, sur et hors du terrain, glisse Pocognoli. On vit une période avec beaucoup de pression. Être capitaine dans ces moments, c'est toujours un challenge. Cela peut être parfois paralysant. J'essaie de l'aider par rapport à la confiance qu'il doit transmettre au groupe, à sa responsabilité.»

Sans le défenseur Eric Dier ni le gardien Lukas Hradecky, blessés, Zakaria et Thilo Kehrer «tirent le groupe à deux», insiste Pocognoli qui souligne toutefois voir des joueurs se révéler par leur personnalité, comme Lamine Camara et Jordan Teze.

Si l'entraîneur belge n'a pas de doute sur le leadership de son capitaine, il a surtout eu la bonne idée de lui proposer un poste hybride de défenseur central.

«Il avait déjà joué à ce poste (il y a deux saisons, ndlr), se souvient Pocognoli. Mais quand j'ai analysé ses matches, il était très statique. Il est rapide, il sait se projeter vers l'avant, il a une bonne capacité à attaquer. C'est clairement un joueur qui, de l'arrière, peut apporter un surnombre. Cette qualité lui est propre. C'est logique pour moi d'explorer ça.»

Essentiel sur les replis défensifs monégasques, Zakaria a donc tout loisir de s'intercaler pour attaquer. Contre, il a frappé sur le poteau et ses chevauchés ont impressionné. Il ne lui reste plus, désormais, qu'à rester à ce niveau de performances jusqu'à la fin de la saison.