Strasbourg a annoncé mercredi suspendre son capitaine Emmanuel Emegha pour le match de Ligue 1 samedi à Toulouse (19h00) «suite au non-respect récent par le joueur des valeurs, des attentes et des règles du club».
L'attaquant international néerlandais «reste un membre important de (l')équipe, qui a toujours tout donné pour le club sur le terrain» et «sera réintégré dans le groupe après ce match», a ajouté le Racing dans un communiqué.
Emmanuel Emegha est sanctionné pour une série de déclarations malheureuses, a révélé une source proche du club à l'AFP. Dans la foulée de la victoire contre Lille (2-0), le grand buteur (1,95 mètre) avait suggéré que Strasbourg aurait gagné face à Monaco et au Paris Saint-Germain s'il avait été présent: «Contre Monaco je n'étais pas là, contre le PSG, je n'étais pas là.»
Dans la foulée, il avait expliqué dans un entretien au média néerlandais AD ne pas pouvoir placer Strasbourg sur une carte avant son arrivée en 2023: «Pour être honnête, je ne savais même pas où c'était. Je pensais que c'était en Allemagne, mais c'est en France.»
«Il a un devoir d'exemplarité, poursuit cette même source. Il a été nommé capitaine parce qu'il est charismatique et qu'il a une grande influence dans le vestiaire. Ça a heurté les sensibilités en Alsace. Le fait que Strasbourg ait été une ville allemande pendant la guerre, c'est un trauma. En tant que capitaine, il représente l'institution et incarne le club, ses valeurs, son histoire, son identité.»
Cette source proche du club précise que cette suspension a fait suite à des «discussions constructives avec le joueur» car le Racing voulait «prendre la bonne décision, qu'elle soit juste, proportionnée».
Cette saison, Emegha a fait trembler les filets à sept reprises en onze rencontres, donnant également deux passes décisives. Mais il a aussi manqué neuf matchs à cause d'une blessure.
En septembre, l'annonce de son transfert en fin de saison pour Chelsea, autre club du consortium américain BlueCo, à la tête de Strasbourg, avait provoqué l'ire d'une partie des ultras.