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— Tour de France™ (@LeTour) July 20, 2026
Quelle avance pour Pogacar au final? Seixas montera-t-il sur le podium à Paris? Voisard terminera-t-il dans le top 10 du général? Cinq questions pour la troisième semaine du Tour de France qui reprend mardi avec un contre-la-montre entre Évian et Thonon-les-Bains.
L'abandon de Jonas Vingegaard dimanche est venu rappeler que rien n'est jamais acquis sur la Grande Boucle. Mais, et même si la haute montagne dans les Alpes est à venir, il est difficile d'imaginer comment, sauf accident, Tadej Pogacar pourrait ne pas gagner son cinquième Tour de France.
L'hégémonie du Slovène, nanti d'une avance de cinq minutes sur Remco Evenepoel, pourrait même, dans l'absolu, se rapprocher de celles d'un Eddy Merckx en 1969 (17'54 d'avance sur Roger Pingeon) ou d'un Bernard Hinault en 1981 (14'34 sur Lucien Van Impe).
Au final, ce qui pourrait le freiner le plus est sa volonté de tout faire pour aider son disciple, le Mexicain Isaac Del Toro, à gagner des étapes et monter sur le podium. Cela l'a sans doute déjà privé de deux victoires supplémentaires, à Montjuic et au plateau de Solaison, le laissant bloqué à quatre bouquets, loin du record de huit succès d'étape sur une édition.
Quoiqu'il arrive, le prodige français a déjà réalisé un Tour exceptionnel. Plus jeune coureur au départ depuis 1937, le Lyonnais de 19 ans a passé avec brio le cap des deux semaines, inédit pour lui, s'établissant au 4e rang du classement général, à 6'23 de Pogacar et 25 secondes du podium.
Peut-il monter plus haut? L'abandon de Vingegaard libérant un espace, ils sont a priori cinq dans le match pour deux places: Evenepoel (2e à 5'00), Del Toro (3e à 5'58), Seixas (4e à 6'23), Florian Lipowitz (5e à 6'48) et Juan Ayuso (6e à 7'28).
Dimanche, le leader de Decathlon CMA CGM a cédé un peu de terrain sur Evenepoel et Del Toro. Mais le Belge et le Mexicain ont parfois montré des signes de rupture et ne sont pas à l'abri d'une défaillance dans les Alpes, notamment lors de l'avant-dernière étape incroyablement difficile. Seixas non plus. La lutte s'annonce palpitante.
La stratégie à deux leaders de Red Bull Bora penche en faveur du Belge qui a pris une minute dimanche sur une montée sèche et devrait encore creuser son avantage mardi dans le chrono, un exercice dans lequel Lipowitz est très moyen.
L'Allemand devrait être plus à l'aise dans la répétition des longs cols. Mais si son débours sur son coéquipier est trop important, il pourrait devoir se muer en lieutenant de luxe. Les dirigeants de Red Bull assurent que pour l'instant il n'en est pas question. Lipowitz, un caractère réservé, s'est, lui, déjà dit, si les circonstances l'exigent, «prêt à aider» Evenepoel, un «mâle alpha» selon l'ancien patron du Belge chez Soudal Quick-Step, Patrick Lefevere.
Seulement deux fois dans l'histoire plus que centenaire de l'épreuve, aucun Français n'a remporté une étape, en 1926 et 1999. Et le risque est bien présent cette année pour principalement deux raisons. D'abord parce que gagner n'a jamais été aussi difficile avec des superstars qui gobent tout, d'autant qu'il ne reste que des étapes très dures sauf la 17e mercredi entre Chambéry et Voiron et la dernière dimanche à Paris.
Mais aussi parce que trois grimpeurs français figurent dans le Top 10 avec Seixas, Lenny Martinez (8e) et Jordan Jegat (10e). Un très beau tir groupé qui les prive pour l'instant de bons de sortie. A moins d'un exploit dans la montagne, comme celui de Valentin Paret-Peintre l'an dernier au Ventoux, la quête s'annonce donc difficile.
Les Suisses ont brillé durant les deux premières semaines de course. Vainqueur à Belfort vendredi dernier, Mauro Schmid s'est ainsi illustré en offrant au cyclisme helvétique son premier succès d'étape sur la Grande Boucle depuis 2020.
Mais c'est avant tout Yannis Voisard qui a bluffé son monde. Encore aux avant-postes dimanche pour la première incursion dans les Alpes, le grimpeur de la formation Tudor est aux portes du top 10 du général (11e, à 2'18 du 10e). Le Jurassien de bientôt 28 ans a les moyens de devenir le premier Helvète à figurer dans le top 10 du classement final depuis 2015 et la 8e place de Mathias Frank.