Manchester United a évité le pire chez son rival régional Leeds (1-1) dimanche, mais continue d'avancer à un rythme d'escargot en Premier League, où le podium apparaît désormais comme un horizon lointain.
Depuis début décembre, l'équipe de Ruben Amorim perd rarement (une défaite), gagne un peu (deux victoires) et accumule surtout les matches nuls.
Celui de dimanche à Elland Road face au 16e du championnat est le quatrième de la séquence, le deuxième d'affilée après celui contre le dernier Wolverhampton (1-1), mardi à domicile.
L'entraîneur portugais, à sa décharge, était privé encore de nombreux titulaires potentiels en raison de la la Coupe d'Afrique des nations (Mazraoui, Diallo, Mbeumo) et des blessures (De Ligt, Maguire, Mount...), dont celle du capitaine Bruno Fernandes.
Sans le meneur offensif, les «Red Devils» ont manqué de créativité et de tranchant devant, des défauts symbolisés par l'avant-centre Benjamin Sesko, imprécis dans ses rares initiatives.
Le plus remuant des attaquants mancuniens, Matheus Cunha, a évité le pire en égalisant sur une passe de Joshua Zirkzee, tout juste entré (65e), une poignée de minutes après le but de Brenden Aaronson (62e) pour Leeds.
Les «Whites», rivaux historiques du Nord de l'Angleterre, sont désormais invaincus en sept matches de championnat, une série réalisée malgré une opposition relevée (Liverpool deux fois, Chelsea...) et après avoir concédé six défaites lors des sept matches précédents.
Manchester United est cinquième avec 31 points, dix de moins que Manchester City, le troisième qui reçoit Chelsea (6e, 30 pts) dimanche. Sunderland (7e, 29 pts) peut les doubler en cas de victoire à Tottenham dans l'après-midi.