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Signaler maintenantLes «secondes stupides» perdues par Evenepoel, la chute rocambolesque du duo Thomas-Vercher, la vitesse de Philipsen : voici les faits marquants de la première étape du Tour de France, samedi à Lille.
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«Ce sont des secondes stupides qu'on perd», a déploré Remco Evenepoel, principal perdant du jour parmi les favoris avec Primoz Roglic. Le Belge, piégé dans une bordure, a coupé la ligne avec 39 secondes de retard sur Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard.
«Nous nous sommes laissés endormir. C'est une erreur collective. Mais il reste vingt étapes. L'année dernière, on avait un déficit de 40 secondes après quatre étapes, là c'est la même chose après une journée seulement. Mais il faut faire avec et avancer», a ajouté le leader de Soudal Quick-Step, troisième du classement général final l'an dernier.
71,46 km/h, comme la vitesse maximale sur le dernier kilomètre atteinte par Jasper Philipsen, vainqueur au sprint et maillot jaune. «Mathieu (van der Poel) l'avait déjà porté en 2021, c'est incroyable de l'imiter aujourd'hui», a commenté le lévrier belge qui endosse la tunique pour la première fois.
Rare, inattendue voire inexplicable à première vue. En haut du Mont Cassel, alors qu'il disputait à Mattéo Vercher, au sprint, le point au classement de la montagne, Benjamin Thomas est tombé sur la ligne, entraînant son compatriote, qui lui en a voulu sur le coup, avant de retrouver son calme.
«En lançant le vélo, il a dû perdre un peu le contrôle de la roue avant, a analysé Vercher après la ligne d'arrivée. Il n'y a pas de souci, c'est la course, je ne lui en veux pas. On a discuté entre nous, sans rancune. Je serai au départ demain.» De son côté, le pistard de Cofidis était confus: «Je me suis excusé auprès de lui, j'espérais qu'il ne se soit pas fait mal. Moi ça va, je vais être courbaturé pendant deux ou trois jours mais ça devrait aller.» Mais c'en était fini de leur échappée, à quelque 80 kilomètres de l'arrivée.
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«Je suis là, ça va, les jambes sont là», s'est réjoui le leader de l'équipe Arkea-B&B Kévin Vauquelin, 16e de l'étape à Lille, et qui a franchi la ligne juste devant Jonas Vingegaard et Tadej Pogacar. Après la bordure provoquée à 17 km de l'arrivée par les Visma, «je me suis dit que je pouvais peut-être faire un coup dans le final mais ça roulait très vite et il y avait trop de main d'oeuvre pour les sprinteurs», a-t-il affirmé.
Deuxième du Tour de Suisse juste avant la Grande Boucle, le Normand assure être venu pour viser une victoire d'étape, comme l'an dernier à Bologne lors de la deuxième étape. Rebelote dimanche à Boulogne-sur-Mer?
Étonnamment, au cours de cette première étape de plaine, ce sont deux des meilleurs rouleurs au monde qui ont dû abandonner: Filippo Ganna et Stefan Bissegger, tous deux victimes de traumatismes crâniens.
L'Italien a chuté dans un virage à 132 km de l'arrivée. L'ancien double champion du monde du contre-la-montre a mis du temps à repartir, puis, après avoir repris sa place au sein du peloton, a été lâché de nouveau dans le Mont Cassel. «Il a tapé avec la tête et on lui a dit d'arrêter», a rapporté son coéquipier d'Ineos Geraint Thomas. Un coup dur pour l'équipe britannique, qui comptait sur son champion pour le premier chrono, à Caen (5e étape).
Autre candidat à ce contre-la-montre, Bissegger a chuté quatre kilomètres après Ganna, en compagnie de Thibau Nys. Sonné, il a tenté de reprendre la route, avant de renoncer.