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Amy Baserga sera l’un des atouts suisses aux Mondiaux de Lenzerheide.
KEYSTONE
La première médaille suisse dans des Championnats du monde de biathlon est attendue depuis 67 ans. L'exploit libérateur couronnerait les joutes 2025, à domicile, dès mercredi à Lenzerheide.
Cela a déjà fonctionné une fois aux Jeux olympiques, plus de deux douzaines de fois en Coupe du monde, et ce serait également le cas aux Championnats du monde si la Suisse n'avait pas été devancée de 1''2 par la Suède l'année dernière à Nove Mesto lors du relais mixte. Mais il n'y a pas de conditionnel sur la feuille de résultats.
En biathlon, la performance individuelle prime toujours: tirer avec précision et skier vite. Et pourtant, le facteur-surprise est plus important que dans la plupart des autres disciplines sportives. Le classement prend de nouveaux contours après chaque tir. Et c'est justement dans des conditions difficiles, avec des vents changeants, qu'il faut parfois un peu de chance pour que la cible tombe. Les erreurs des meilleurs profitent aux autres prétendants au podium.
A Lenzerheide, où 12 titres seront mis en jeu, la Suisse a l'avantage de pouvoir abattre de très nombreuses cartes. Ses «stars» Amy Baserga, Lena Häcki-Gross ou Niklas Hartweg pourraient disputer jusqu'à sept courses du 12 au 26 février.
Au sein de l'équipe de Suisse, le vent a tourné par rapport à la saison dernière. Il y a un an, Lena Häcki-Gross était clairement le numéro 1 après une victoire en Coupe du monde et deux autres podiums, et chez les hommes, Sebastian Stalder affichait ses ambitions avec quatre classements dans le top 10 avant les Mondiaux. C'est justement ce duo qui n'a pas répondu aux attentes jusqu'à présent cet hiver.
En fond, les deux athlètes n'ont pas vraiment décollé, en particulier l'Obwaldienne qui, il y a un an, réalisait régulièrement des temps dans le top 10. En vue des Mondiaux, la montée en puissance a été délibérément repoussée et, dernièrement, à Anterselva, les choses semblaient à nouveau plus prometteuses. Mais tiendra-t-elle le choc mentalement devant son public?
Chez les femmes, le numéro 1 est désormais Amy Baserga. Mi-janvier, la biathlète d'Einsiedeln est montée sur la troisième marche du podium à Ruhpolding, avant de signer de probantes 8e et 7e places à Anterselva. L'équipe masculine est menée par le Schwytzois Niklas Hartweg, régulièrement dans le top 10 ces dernières semaines. Amy Baserga et Hartweg ont tous deux trouvé le bon rythme après une préparation d'avant-saison tronquée.
Pour les sœurs Gasparin, Aita et Elisa, ses joutes se déroulent littéralement à la maison. On attend d'elles avant tout une bonne performance en relais. Chez les hommes, Joscha Burkhalter, déjà âgé de 28 ans, réalise sa meilleure saison jusqu'à présent. Quant au Genevois Jeremy Finello, il est clairement le moins bon tireur de l'équipe, mais aussi le meilleur skieur de fond. La Suisse aurait tout à gagner s'il réussissait à toucher toutes les cibles.
En théorie, les chances de médaille suisse sont plus grandes lors de la deuxième semaine. D'une part, il y a la discipline individuelle, très chargée en tirs. Un tir manqué est compensé par un supplément d'une minute sur le temps de course. Celui qui réussit 20 tirs est donc déjà dans une très bonne position de départ.
D'autre part, avant le week-end final avec les relais hommes et femmes ainsi que les deux mass-starts dominicales, il y aura encore le relais mixte simple le jeudi 20 février. Certains athlètes de pointe des grandes nations devraient alors se ménager, ce qui augmenterait les chances du duo helvétique.