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Signaler maintenantJournée sous haute tension ce jeudi 11 juin à Belgrade. La Fédération internationale de ski et de snowboard (FIS) élit son président pour les quatre prochaines années dans un climat particulièrement houleux, marqué par les critiques croissantes visant Johan Eliasch, à la tête de l'instance depuis 2021 et candidat à sa propre succession.
Le milliardaire britanno-suédois de 64 ans, qui se présente sous bannière géorgienne après avoir perdu le soutien de la Grande-Bretagne et de la Suède, fait face à une forte opposition venue des grandes nations du ski alpin. Plusieurs stars du circuit, comme Marco Odermatt ou Mikaela Shiffrin, ont récemment appelé au changement.
La démission surprise d'Urs Lehmann la semaine dernière a encore accentué les tensions. L'ancien patron de Swiss-Ski, devenu CEO de la FIS il y a moins d'un an, aurait quitté ses fonctions après de profonds désaccords avec Johan Eliasch sur la situation financière de la fédération.
Face au président sortant, le Liechtensteinois Alexander Ospelt tentera de créer la surprise lors d'un scrutin qui pourrait marquer un tournant pour le ski mondial. En effet, en cas de réélection d'Eliasch, certaines rumeurs évoquent une possible rupture entre la FIS et plusieurs grandes nations du ski, dont la Suisse, qui pourraient organiser sous leur propre bannière les courses de Wengen, Adelboden, Kitzbühel, Val d'Isère et Bormio.