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Signaler maintenantNico Hülkenberg est l'homme du moment en Formule 1. En signant son premier podium dimanche à Silverstone, il a mis fin à une très longue disette de l'écurie Sauber.
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Hülkenberg ne pourra pas dire que la patience ne paie pas. C'est à quasiment 38 ans, 15 ans après ses débuts en F1 chez Williams, que le pilote allemand a pu fêter son premier podium dans la catégorie-reine. Sa satisfaction était forcément bien visible.
Brillant dans les séries réservées aux jeunes pilotes, Nico Hülkenberg n'aurait pas imaginé devoir attendre 15 ans pour confirmer enfin son énorme potentiel. D'autant plus qu'il a réussi sa première pole dès sa première saison, au Brésil.
Mais l'Allemand n'est pas devenu un chasseur de podiums. Il a très souvent pris en charge le travail de développement de sa monoplace, passant à autre chose dès que les premiers signes de progrès apparaissaient. Il a d'ailleurs changé d'équipe à huit reprises...
Son rêve a pris forme après 238 Grands Prix sans le moindre top 3. Jamais un pilote de F1 n'a disputé autant de courses avant de connaître les joies d'un podium. Son exploit a fait plaisir à tout le paddock: «C'était le podium le plus attendu de l'histoire de la Formule 1. C'est un exploit de Nico», a ainsi déclaré le directeur de l'écurie Sauber Jonathan Wheatley à la chaîne Sky.
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La performance de Hülkenberg est remarquable. Samedi encore, il n'a eu aucune chance lors des qualifications : sa 19e place sur la grille ne lui autorisait guère d'espoir d'obtenir un résultat probant. Mais dimanche, les étoiles se sont alignées.
Dans une journée typiquement britannique avec de la pluie et des conditions changeant constamment, il a livré la course de sa vie. Dans le chaos provoqué par plusieurs abandons et phases de «safety-car», il a gardé son sang-froid, n'a pas commis d'erreur et a profité de la stratégie parfaite de Sauber en ce qui concerne le choix des pneus.
Nico Hülkenberg n'est évidemment toujours pas débarrassé du regrettable record du plus grand nombre de départs en Grand Prix sans podium, mais cela lui est bien égal. Il préfère plutôt se réjouir d'avoir enfin été récompensé de sa persévérance infatigable à la fin de sa carrière.
Dans son rôle de développeur, Hülkenberg a créé une atmosphère de renouveau pour son deuxième passage chez Sauber (après la saison 2013). Après une longue période de déceptions, l'écurie zurichoise, qui sera une équipe d'usine Audi à partir de 2026, connaît des moments inhabituels d'insouciance et de bonheur.
Déjà septième lors de l'ouverture pluvieuse de la saison en Australie, Nico Hülkenberg est entré dans les points pour la quatrième fois consécutive dimanche. Grâce aux 15 points gagnés dimanche, Sauber passe de la 9e à la 6e place au classement des constructeurs.
Une anecdote montre d'ailleurs à quel point la 3e place de Hülkenberg – premier podium d'un pilote Sauber depuis le 3e rang de Kamui Kobayashi en 2012 au Japon – était inattendue: le champagne a dû être organisé chez les écuries concurrentes qui n'en ont pas eu besoin !
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