Alexis Monney «Ça aurait été dommage car la descente du samedi, c'est toujours une belle fête du ski»

Clara Francey, à Wengen

15.1.2026

Soleil au rendez-vous dans l’Oberland bernois, Suisses confiants après le second entraînement de jeudi et descente confirmée samedi : tous les ingrédients sont réunis pour que les courses du Lauberhorn soient, une nouvelle fois, une grande fête du ski ce week-end à Wengen.

«Wengen est spécial» pour les skieurs suisses

«Wengen est spécial» pour les skieurs suisses

Avant d'affronter le Lauberhorn ce week-end, les skieurs suisses Marco Odermatt, Justin Murisier et Franjo von Allmen se sont confiés aux médias. Tous s'accordent sur un point, Wengen a quelque chose de spécial.

15.01.2026

Clara Francey, à Wengen

Sous un ciel parfaitement dégagé, les skieurs ont profité jeudi de conditions idéales lors du second entraînement de la descente. Et côté suisse, les impressions sont unanimement positives. «Je me sens méga bien et la neige est vraiment incroyable. Ça a énormément évolué entre le premier et le deuxième entraînement. La piste est top», se réjouit Justin Murisier.

Un optimisme que partage Alexis Monney. «Je pense qu’avec le ski que je fais depuis le début de saison, le podium est possible. Après, il faut d’abord skier proprement, sans faire de faute, et ensuite on voit à l’arrivée. Mais je suis super content des conditions», confie le Fribourgeois. De quoi nourrir de belles ambitions pour les spécialistes suisses de la vitesse à l’heure d’aborder le super-G de vendredi et la descente de samedi, devant leur public.

Pas d’inversion au programme

Car après quelques heures de doute liées au vent annoncé en altitude, la FIS a confirmé jeudi matin qu’il n’y aurait finalement pas d’inversion entre le super-G et la descente. Une hypothèse qui, si elle s’était concrétisée, aurait constitué un petit événement : seules trois éditions (1984, 2008 et 2015) dans l’histoire des courses du Lauberhorn ont vu la descente ne pas se disputer le samedi.

Une éventualité qui n’aurait toutefois pas fondamentalement bouleversé la préparation des Suisses. «Ça n’aurait pas changé grand-chose. Mentalement et physiquement, je me prépare de la même manière pour un super-G que pour une descente», explique Justin Murisier, un avis notamment partagé par Franjo von Allmen et Alexis Monney.

Au-delà de l’aspect sportif, le maintien de la descente le samedi revêt aussi une dimension symbolique, comme le souligne Alexis Monney. «Ça aurait été un peu dommage d’inverser, car la descente du samedi, c’est toujours une belle fête du ski, avec beaucoup de monde au bord de la piste», estime le médaillé de bronze de la descente des Mondiaux 2025.

Même son de cloche du côté de Marco Odermatt, tout en comprenant la logique sportive qui aurait pu pousser à une inversion. «Si cela a du sens pour la qualité de la course, comme l’an dernier à Adelboden lorsqu’on avait interverti slalom et géant, et si cela permet une compétition plus équitable, alors je suis pour», confie le Nidwaldien, en quête d’une cinquième victoire à Wengen.