Fanny Smith : "Je vise le gros globe et les Mondiaux"

jfd, ats

11.12.2020 - 14:30

La saison de Coupe du monde de ski cross commence mardi à Arosa. Sur le circuit depuis 2008, Fanny Smith va entamer sa treizième saison au plus haut niveau avec des ambitions intactes.

Fannny Smith, pose pour le photographe a l'occasion des finales de la coupe du monde de skicross a Veysonnaz ce week-end le mardi 10 mars 2020 a Lausanne. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
Fanny Smith se lancera à 28 ans dans sa treizième saison de Coupe du monde.
Keystone

La semaine prochaine dans les Grisons, Fanny Smith se lancera à 28 ans dans sa treizième saison de Coupe du monde. Et comme c'est le cas depuis maintenant dix ans, la Villardoue sera l'une des favorites dans la chasse au globe de cristal. Rien d'anormal, puisqu'elle n'a plus quitté le podium du général depuis 2013.

Mais au moment de parler de ses objectifs, la Vaudoise entretient presque une certaine pudeur: «Ce ne sera pas évident, mais je vise le gros globe et les Mondiaux. J'espère surtout demeurer stable et constante. De toute façon, je pense qu'il faudra s'adapter.»

Etre flexible

L'adaptation. Un maître-mot en période de pandémie, parce que le Covid-19 vient bousculer les habitudes et dérégler les routines. «Il a fallu adapter les entraînements, explique la médaillée de bronze des JO de Pyeongchang. On devait partir pour un camp en Suède et finalement cela ne s'est pas fait. Heureusement, on l'a su assez tôt et on a pu changer notre fusil d'épaule. Après on a appris qu'il n'y avait pas assez de neige à Montafon pour le début de saison, du coup on a rejoint notre camp de base de Laax.»

Il s'agira aussi d'éviter une mise en quarantaine comme cela s'est vu en ski alpin avec l'équipe féminine suédoise à Levi en Finlande. Les techniciennes scandinaves n'avaient pas pu prendre le départ des slaloms en raison d'un membre de l'encadrement positif.

«Je fais très attention, souligne la Vaudoise aux 23 succès en Coupe du monde. En tant qu'athlète, je dois prendre soin de mon corps qui est mon outil de travail. Mais même en faisant très attention sur le plan privé, on côtoie du monde au sein de l'équipe entre les entraîneurs, les physios et les personnes qui préparent nos skis. Mais on espère que tout va bien se passer.»

Le problème de la neige «chaude»

Et dès le début de la semaine prochaine, ce sera le départ de la saison à Arosa dans un environnement qui plaît à la Villardoue: «Depuis que j'ai commencé sur le circuit, j'apprécie cette étape d'Arosa qui m'a toujours plus ou moins réussi. C'est sympa que ce soit en Suisse, même si le fait qu'il n'y ait pas de public fera qu'il n'y aura pas de soutien particulier.» Le format des deux courses sera le sprint et il conviendra, là encore, de s'adapter.

La préparation de Fanny Smith s'est déroulée de façon normale: «Je n'ai pas perdu de jours d'entraînement. Et je dois dire que je me sentais bien à Laax.»

En ce qui concerne les rivales de la Vaudoise, l'absence de Sandra Näslund crée un vide. Actuellement blessée, la détentrice du gros globe va manquer les quatre premières épreuves. «Cela va changer quelque chose, avoue la Vaudoise. Mais surtout cela m'attriste parce que c'est quelqu'un que j'adore affronter sur la piste et que cela me motive à chaque fois. Cela veut dire que ma principale rivale cet hiver sera la Canadienne Marielle Thompson. Il ne faut pas négliger non plus le retour d'Alizée Baron.»

Sur le plan technique, Fanny Smith n'a pas eu l'occasion de faire des tests de matériel au mois de mars en raison de la crise sanitaire. Elle espère que les solutions trouvées la saison passée vont l'aider. «Ma bête noire, c'est Feldberg, précise-t-elle. Parce que c'est en basse altitude et que j'ai plus de peine lorsque la neige est «chaude». C'est là que j'ai failli perdre mon dernier globe.»

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