Zenhäusern : "Le meilleur début de saison de ma carrière"

Chris Geiger, à Crans-Montana

30.12.2020

Eliminé mardi soir après cinq piquets en première manche du slalom exhibition de Crans-Montana, Ramon Zenhäusern a quand même pris le temps de se confier avant un mois de janvier dantesque pour les slalomeurs. Le Haut-Valaisan est évidemment aussi revenu sur sa victoire décrochée à Alta Badia. Interview.

Ramon Zenhäusern s'est raté mardi soir du côté de Crans-Montana.
Keystone

Ramon Zenhäusern, vous avez débuté votre hiver avec un succès à Alta Badia puis une 13e place à Madonna di Campiglio. Quel bilan dressez-vous après ces deux premiers slaloms ?

"Il s'agit du meilleur début de saison de ma carrière. Je suis donc très content et j'espère pouvoir continuer dans cette direction. Ma victoire à Alta Badia était d'ailleurs assez spéciale car j'étais très nerveux. Il s'agissait de la première course de la saison et je ne savais pas où je me situais. J'étais d'ailleurs encore plus nerveux que d'habitude car ça faisait onze mois que je n'avais pas reskié en compétition. Je dois avouer que j'étais assez fatigué après ces deux premiers slaloms, surtout mentalement."

En Italie, vous avez fêté votre second succès en slalom en Coupe du monde après celui obtenu à Kranjska Gora en 2019. Malgré le huis clos, avez-vous pu autant apprécier cette victoire que la première ?

"Une première victoire en Coupe du monde est toujours un peu plus spéciale, surtout que j'avais devancé Henrik Kristoffersen et Marcel Hirscher de plus d'une seconde ! Mais gagner, c'est toujours génial."



Concrètement, pour vous les athlètes, qu'est-ce que ça change de skier à huis clos ?

"Si tu gagnes une course en Coupe du monde, les sollicitations médiatiques sont toujours autant nombreuses. C'est surtout dommage au niveau de l'ambiance. C'est un peu triste, mais totalement compréhensible. L'absence de public ? J'ai quand même l'habitude car j'ai appris à skier en Coupe d'Europe et il n'y avait jamais de spectateurs. D'ailleurs, même aux Jeux olympiques de Pyeongchang, il n'y avait pas beaucoup de monde lors des courses. Je m'adapte donc facilement, même si je suis curieux de voir comment ça sera à Adelboden car c'est généralement l'endroit où il y a le plus de monde."

Est-ce que vous aurez donc moins de pression ?

"Ça peut être une pression en moins, mais également une pression qui me manquera. Il faudra donc être capable de se concentrer uniquement sur le ski et se battre à chaque virage."

Plus globalement, sept slaloms vous attendent lors du mois de janvier. Comment prépare-t-on un tel marathon ?

"C'est un peu comme chaque année. La seule différence est qu'il y a deux courses à Chamonix à la fin du mois de janvier. Cet hiver, il faut surtout faire attention de rester en bonne santé et bien se reposer. Il faut toujours trouver le bon dosage au niveau des entraînements."



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