Noémie Kolly

Noémie Kolly : «Beaucoup croient que j’ai été déçue de mes JO»

Nicolas Larchevêque, à Crans-Montana

25.2.2022

Quelques jours après avoir vécu ses premiers Jeux olympiques à Pékin, Noémie Kolly s’est confiée à «blue Sports» avant les deux descentes de Crans-Montana. La skieuse de La Berra a évoqué ses attentes pour cette fin de saison et est revenue sur son expérience chinoise. Interview.

Noémie Kolly espère intégrer le top 30 de descente en Coupe du monde.
Keystone

Nicolas Larchevêque, à Crans-Montana

25.2.2022

Quels ont été vos premiers ressentis sur la piste du Mont Lachaux ?

«Hier (jeudi), je n’ai pas vraiment de bonnes sensations. Du haut jusqu’en bas, je n’ai pas trouvé les bonnes lignes, ça tapait énormément. Quand tu n’as pas les bonnes lignes, tu te fais vraiment déporter. La neige était très molle, donc c’est vrai que j’ai eu de la peine. Aujourd’hui (vendredi), c’était déjà un petit peu mieux, ils ont beaucoup travaillé (la piste). Ça tapait beaucoup moins, mais je n’ai toujours pas de très bonnes sensations. Ça s’est déjà bien amélioré. J’espère que pour demain (samedi), il y aurait encore un petit saut.»

Qu’est-ce que vous attendez de ce week-end, quels sont vos objectifs ?

«Comme depuis le début de la saison, c’est toujours d’intégrer les top 30, faire le plus de points possibles, aller le plus vite en bas. Là, je suis tout près du top 30 aussi pour la liste de départ, donc c’est quand même une bonne chose - surtout à Crans-Montana - de partir devant avec le soleil. C’est toujours mieux.»

Vous êtes justement juste sortie du top 30, mais vous savez que vous êtes capable de l’intégrer même avec un dossard plus élevé...

«C’est exactement ça. L’an dernier, la course à Crans-Montana était en janvier. Cette fois, on est en février et ici on sait que la neige «tourne» rapidement. Une fois que ça tourne, sur le plat (de la piste), tu perds énormément de vitesse. C’est des kilomètres que tu ne peux pas rattraper, déjà que ce n’est pas mon point fort le plat ! (rires). Mais il annonce déjà des températures froides, donc c’est cool.»



Vous étiez aux JO à Pékin. Beaucoup d’athlètes, qui y étaient aussi, ont reconnu qu’elles avaient le contrecoup. Qu’en est-il de votre côté ?

«Je suis assez fatiguée, mais plutôt de la saison globalement. On commence à être à la fin et c’est normal d’être un peu fatiguée durant cette période. Après, contrairement aux autres, je n’étais pas la favorite aux Jeux, à avoir des attentes, etc. Ça m’a donc moins fatigué que certaines qui ont eu énormément après, notamment avec les médailles. Pour ma part, j’étais un peu fatiguée à la maison, ce qui est normal. Maintenant, ça va de nouveau bien.»

D’être aller à Pékin sans faire de course (sauf des entraînements), y a-t-il une forme de frustration ? Comment l’avez-vous vécu pour vos premiers Jeux olympiques ?

«Il y a beaucoup de personnes qui croient que j’ai été déçue de ces Jeux. Mais c’était déjà une surprise d’être sélectionnée, je ne pouvais que me réjouir. J’ai fait un excellent entraînement à la fin (14e à son deuxième entraînement en descente), j’étais vraiment contente de moi. Après ma foi, je savais que ça allait être difficile. Je me battais contre les meilleures du monde, je veux dire que tu te bats contre Michelle (Gisin), Joana (Hählen), etc. C’est quand même compliqué d’avoir sa place, j’ai tout donné. Les entraîneurs étaient aussi très contents de moi. Je n’étais même pas déçue à la fin, parce que je pouvais qu’être heureuse.»