Après la tournée américaine, la Coupe du monde est de retour en Europe. À la veille du géant de Val d'Isère, Marco Odermatt se réjouit d'en découdre sur la Face de Bellevarde.
Le retour des Etats-Unis a laissé des traces, «mais c'est pour tout le monde pareil», balaie l'homme aux 28 victoires en géants. Il n'empêche, la semaine n'a «pas été ennuyeuse», comme le confie le Nidwaldien: «Il faut se remettre du décalage horaire, et s'adapter à des conditions de neige et à un matériel différent».
Le quadruple vainqueur du classement général arrive dans les Alpes françaises avec bien plus de confiance que l'an dernier, avec déjà deux victoires en géant sur les trois déjà disputés cette saison. En 2024, il était resté sur deux abandons lors des deux premiers géants avant de remporter son 4e succès d'affilée à Val d'Isère dans sa discipline de prédilection.
«La piste de géant la plus dure»
«Cela a bien fonctionné ces quatre dernières années» confirme Odermatt. «C'est une piste difficile. On doit toujours se contrôler, ne pas trop pousser, et suivre son plan de course». De l'aveu même du tenant du titre, «c'est la piste de géant la plus dure en Coupe du monde, car c'est raide, et les conditions météorologiques de ces dernières années étaient toujours mauvaises».
De fait, tous les feux sont au vert avant la course de samedi pour le skieur d'Hergiswil. «J'ai fait un super début de saison avec quatre succès, et je skie super bien en ce moment» confie-t-il, avant de relativiser: «En géant, c'est souvent très serré. Les centièmes de seconde ont souvent été de mon côté cette année».