Slalom de Wengen «On va le laisser faire ses petites crises» - Nef se paie Kristoffersen

Clara Francey, à Wengen

18.1.2026

Éliminé en première manche du slalom de Wengen, Tanguy Nef s’est montré davantage agacé par l’attitude d’Henrik Kristoffersen que par sa propre déconvenue devant le public suisse.

Tanguy Nef : «On va laisser Kristoffersen faire ses petites crises»

Tanguy Nef : «On va laisser Kristoffersen faire ses petites crises»

Dans des conditions loin d’être idéales, le Genevois Tanguy Nef a fauté et a été éliminé du slalom de Wengen dès la première manche. Henrik Kristoffersen (2e) a, lui, fait part de son mécontentement aux organisateurs.

18.01.2026

Clara Francey, à Wengen

À Wengen dimanche, le slalom n’avait pas encore vraiment commencé qu’Henrik Kristoffersen criait déjà au scandale. À peine avait-il franchi la ligne d’arrivée que déjà le Norvégien, dossard numéro 1 (!), était pendu au cou d’Urs Näpflin, patron du Comité d’organisation des épreuves du Lauberhorn, pour se plaindre des conditions de course. Des conditions qui, il convient de relever, lui ont tout de même permis de signer le deuxième temps de la première manche, à égalité avec Loïc Meillard.

Un cirque auquel Tanguy Nef a trop souvent assisté. Et ce dimanche, la coupe était pleine. «Henrik Kristoffersen ne parle pas, il crie sur les organisateurs… C’est Henrik. Il essaie d’aller chercher son 100e podium, alors on va le laisser faire ses petites crises. En général, il est dangereux quand il crie, donc on essaie de ne pas trop l’énerver», glisse le Veyrite, mi-amusé, mi-agacé.

Urs Näpflin : «Je lui ai demandé un peu de respect»

  • «Henrik Kristoffersen n’était pas satisfait de la piste. Il est venu se plaindre de la préparation du tracé. Il était assez excité et très émotif, et s’en est même pris à Markus Waldner (ndlr : le directeur des courses masculines à la FIS). Je lui ai simplement demandé d’avoir un peu de respect pour les personnes qui travaillent ici depuis des semaines. Nous avons fait le maximum, mais les miracles sont parfois tout simplement impossibles. Il faut accepter ce que la nature nous donne. Il a explosé, mais il a fini par s’excuser», a expliqué Urs Näpflin après son altercation verbale avec le sanguin Scandinave.

Éliminé après avoir enfourché à mi-parcours, le Genevois, lui, n’a pas cherché d’excuses. «Certes, les conditions étaient un peu spéciales, mais j’ai l’impression que parfois on s’habitue trop aux conditions d’entraînement, qui sont quasiment toujours parfaites. En course, dès que c’est différent, ça nous crispe un peu. Ça a en tout cas été mon cas aujourd’hui. Il n’y avait pourtant pas grand-chose à faire : il fallait simplement attaquer. Atle Lie McGrath est un bon exemple. C’est un gars capable d’attaquer dans toutes les conditions, sur toutes les pistes.»

Et de poursuivre : «Je pense que j’étais bien parti pour un top 5 provisoire, il y avait de bonnes choses. J’aurais voulu mieux rentrer dans le mur et, bien sûr, ne pas faire la faute à la double. C’est un peu frustrant, car je sais que j’avais toutes les clés, mais je n’ai pas bien exécuté.»

Si cette sortie de piste met fin à une belle série pour le Genevois de 29 ans, qui tourne autour du podium depuis plusieurs semaines, il refuse de s’alarmer : «Chaque course a sa propre histoire. Ce n’est pas comme si j’avais craqué sous la pression ou accumulé les erreurs. C’est une faute d’engagement sur un passage. Ça ne sert à rien de trop tergiverser là-dessus.» Tanguy Nef tentera de rebondir dès la semaine prochaine à Kitzbühel.

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