Peter Zeidler a fait ses premiers pas en tant qu'entraîneur du Lausanne-Sport lundi. En conférence de presse, le successeur de Ludovic Magnin a expliqué les raisons derrière son retour en Super League.
«J'aime beaucoup la Suisse, la Suisse romande. J'ai toujours aimé venir jouer à Lausanne avec Saint-Gall. J'ai eu d'autres opportunités d'aller entraîner à l'étranger, en Géorgie ou même en Afrique du Sud, mais c'était plus important pour moi de revenir en Super League», a-t-il déclaré devant les médias au stade de la Tuilière.
La belle saison du LS, bouclée à la cinquième place du classement, a également motivé le technicien de 62 ans à faire son retour en Suisse après sa fin de parcours prématurée à Bochum. Il avait rejoint la Bundesliga l'été dernier après six saisons passées à Saint-Gall, mais avait été limogé après avoir concédé sept défaites en huit matches.
«Lausanne faisait même partie des favoris au titre avec Lugano à un moment donné de la saison, et cela en proposant du beau jeu», a rappelé Zeidler, qui espère pouvoir faire progresser le club lausannois de la même manière qu'il avait fait progresser Saint-Gall, où l'affluence moyenne de spectateurs est passée de 12'500 à presque 18'000 entre son arrivée et son départ de Suisse orientale.
Effectif à compléter
Dans un premier temps, le nouvel entraîneur du LS espère pouvoir compter sur un effectif de qualité avant le match aller du 2e tour qualificatif pour la Conference League prévu le 24 juillet, face à La Fiorita (Saint-Marin) ou au Vardar Skopje (Macédoine du Nord). Les dirigeants lausannois doivent pallier plusieurs départs importants, notamment ceux de l'attaquant Fousseni Diabaté et du latéral Raoul Giger, qui n'ont pas souhaité prolonger leur contrat.
Egalement présent en conférence de presse, Stéphane Henchoz, le directeur sportif du LS, a expliqué que Peter Zeidler était le choix numéro 1 pour remplacer Ludovic Magnin, parti entraîner le FC Bâle. «Il y a une proximité dans la philosophie de jeu, un jeu offensif basé sur le pressing et le contre-pressing. Nous sommes dans la continuité avec Peter, un entraîneur qui partage ces principes de jeu», a assuré Henchoz.
«Il nous fallait quelqu'un qui connaît bien le football suisse, mais qui possède aussi une expérience du football international. Cela permet de se rendre compte de ce que nous pouvons encore faire mieux», a ajouté le Fribourgeois, qui a apprécié la motivation de son nouveau coach. «Dès le début, j'ai senti la volonté de Peter de venir au LS pour relever ce défi. Il est investi à 200% dans le projet.»
Départ «surprise»
Interrogé sur le départ de Magnin, le directeur sportif n'a pas caché qu'il avait été un peu pris de court. «C'était quand même une surprise, même si nous pouvions nous attendre à ce qu'il y ait de l'intérêt de la part d'autres clubs», a-t-il dit, reconnaissant toutefois l'opportunité que représentait le FC Bâle pour le Vaudois.
«Il rejoint un club qui nous est sûrement supérieur, ça aurait été plus décevant s'il était parti dans un club similaire au LS. Cela montre aussi que Lausanne n'est pas seulement un tremplin pour les joueurs, mais aussi pour les entraîneurs», a complété Henchoz.