L'arbitre de chaise «doit avoir un plan clair» en cas de défaillance du système électronique, ou bien pouvoir recourir à des ralentis «comme au football», a déclaré la Russe Anastasia Pavlyuchenkova après un incident survenu dimanche.
La 50e mondiale s'est imposée 7-6 (7/3), 6-4 face à la Britannique Sonay Kartal (51e), en dépit d'une controverse liée à une panne de système d'arbitrage automatisé, mis en place pour la première fois à Wimbledon.
A 4-4 dans le premier set, Kartal a envoyé la balle derrière la ligne de fond, ce qui aurait dû permettre à son adversaire d'empocher le jeu. Mais une panne électronique a eu lieu et aucune annonce n'a été faite. L'arbitre a arrêté l'échange, constaté la défaillance de l'outil informatique et décidé de faire rejouer le point, provoquant la grande colère de Pavlyuchenkova qui a en outre fini par perdre le jeu.
«C'était un moment crucial du match. Je m'attendais à une autre décision. Je pense que l'arbitre de chaise aurait pu prendre l'initiative, c'est pour ça qu'il est là», a-t-elle commenté en conférence d'après-match. «Sinon, je pense que bientôt, on jouera sans eux et tout sera automatique. Je pense que nous perdons un peu du charme du jeu. Comme pendant le Covid, quand nous n'avions pas de ramasseurs de balles. Cela devient un peu bizarre, comme si les robots dirigeaient», a-t-elle développé.
«L’arbitre doit avoir un plan clair»
La Russe a jugé bon de «soulever ce sujet pour l'avenir», proposant par exemple d'avoir «un système comme au football pour que tout soit clair. J'aurais pu passer tout le match à y repenser», a-t-elle dit. En tout cas, «l'arbitre de chaise doit avoir un plan clair si cela se produit. Je pense qu'ils sont un peu perdus. Ils ne savent pas quoi faire», a-t-elle poursuivi.
Pavlyuchenkova a dit ne pas avoir de rancoeur, surtout après avoir gagné. Mais en cas de défaite, «j'aurais dit que je déteste Wimbledon et que je ne reviendrai plus», a-t-elle dit en rigolant.