La chaleur, la maladie, la fatigue et les crampes ont gâché dimanche les débuts à Roland-Garros de quatre néophytes français, à savoir Arthur Gea (135e), Titouan Droguet (107e), Kyrian Jacquet (147e) et Luka Pavlovic (241e). Pour le premier cité, ce sont des problèmes gastriques qui lui ont fait vivre un calvaire à la porte d’Auteuil.
Gea, pour sa deuxième apparition dans un Grand Chelem après l'Open d'Australie en janvier, a souffert de maux d'estomac qu'il a ressentis dès le réveil. Dans un échange capté par la télévision, dans la première manche à 4-1 pour son adversaire après 30 minutes de jeu, Gea a supplié l'arbitre de le laisser partir aux toilettes.
«J’ai la chiasse. J’ai envie d’aller aux toilettes et je ne peux plus bouger. Je vais chier sur le court», a expliqué le joueur de 21 ans auprès des officiels. L’arbitre de chaise lui a toutefois demandé de terminer le jeu en cours avant de l’autoriser à quitter le court Suzanne-Lenglen.
S'il a pu prendre un médicament et finir la partie, il était loin de pouvoir menacer le Russe Karen Khachanov (15e), vainqueur 6-3, 7-6 (7/3), 6-0.
Stress et crampes
Pour Droguet, le stress a pris le dessus: des crampes sont apparues dans le troisième set, ce qui a permis l'envol du Tchèque Jakub Mensik (27e) vers la victoire, 6-3, 6-2, 6-4.
De son côté, Jacquet ressentait toujours des «grosses courbatures un peu partout» après la semaine à haute intensité qui l'a vu sortir des qualifications. Le Lyonnais de 25 ans a concédé manquer d'énergie «mentale et physique» pour rivaliser face à l'Argentin Marco Trungelliti (81e), vainqueur 6-4, 6-2, 6-2.
Novice à Roland-Garros à 26 ans, Luka Pavlovic (241e), sorti lui aussi des qualifications, a fini par craquer face à l'espoir brésilien Joao Fonseca (30e), 7-6 (8/6), 6-4, 6-2, après avoir obtenu une balle de set dans le tie break de la première manche.