«Aujourd'hui je n'avais pas d'énergie, et c'est une chose qui peut arriver. Personne n'est un robot», a expliqué le N.1 mondial Jannick Sinner après sa défaite au 2e tour de Roland-Garros jeudi en cinq sets.
Celui qui est souvent comparé à un automate tellement il écrase habituellement la concurrence connaît aussi des jours sans: «J'ai eu des difficultés. Je me sentais mal, la tête tournait», a-t-il relevé.
L'Italien n'a en revanche pas voulu se réfugier derrière la canicule : «Il faisait chaud mais pas tant que cela. Les conditions étaient bonnes pour pouvoir jouer. Je n'ai donc rien à dire concernant la chaleur».
«Je me suis réveillé ce matin, je ne me sentais déjà pas très bien et j'ai essayé de raccourcir les échanges. Au début cela marchait bien, les coups sortaient bien et puis, tout d'un coup, j'ai atteint mes limites», a-t-il résumé.
«Aussi faible»
Dans le troisième set, après avoir perdu 15 points de suite, l'Italien s'est assis sur les affiches publicitaires sur le côté pour reprendre ses esprits à 4-5, 0-40 après plus de deux heures de jeu.
L'arbitre est descendue aux nouvelles et l'Italien lui a répondu qu'il ne savait pas si c'était «une déshydratation» ou autre chose, alors qu'il s'aidait de sa raquette comme d'une canne pour se tenir, comme affecté par des crampes.
L'Italien a eu le droit à une intervention d'un soigneur, avant de filer aux vestiaires plusieurs minutes. Plus rien n'est allé dans le bon sens pour le N.1.
Le meilleur joueur du monde a enchaîné les fautes directes, incapable de monter au filet pour jouer les amorties, profitant de chaque petite pause pour s'étirer, péniblement appuyé sur sa raquette, et de chaque changement de côté pour se coller une poche de glace sur le cou ou se déverser une bouteille sur la tête, hagard.
«J'étais complètement à plat, tout le corps. Je ne me souviens pas de la dernière fois où je me suis senti aussi faible», a-t-il reconnu.