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Signaler maintenantBack in the winners' circle ✨🏆@stefanos is the Gstaad champion for a 13th Tour title@atptour #SwissOpenGstaad pic.twitter.com/XMeE7HJgTX
— Tennis TV (@TennisTV) July 19, 2026
Stefanos Tsitsipas a signé un retour en force impressionnant au Swiss Open de Gstaad. Pour y parvenir, le Grec a dû se déjouer lui-même.
Stefanos Tsitsipas ne tarit pas d'éloges sur le tournoi des Alpes. «C'est un véritable paradis ici», déclare l'ancien no 3 mondial après son titre. «Gstaad surpasse de loin tous les autres tournois. C’est sans aucun doute le meilleur tournoi de catégorie 250 au monde.» L’euphorie de Tsitsipas est compréhensible. Cela faisait un an et demi qu’il attendait de se qualifier pour une finale, les déceptions s’étaient accumulées et les succès se faisaient rares.
Mais à Gstaad, c’est un Tsitsipas transformé qui s’est révélé. Avant Wimbledon, il s’est séparé – sans doute trop tard – de son père Apostolos, qui était son entraîneur. Sous son aile, le Grec de 27 ans avait remporté de grands succès. En 2019, à 21 ans, Tsitsipas a gagné les Finales ATP; en 2021, il a atteint la finale à Roland-Garros et, deux ans plus tard, celle de l’Open d’Australie; il a également triomphé à trois reprises au tournoi Masters 1000 de Monte-Carlo. Mais la carrière de ce joueur surdoué, souvent capricieux et pas toujours très solide mentalement, a ensuite marqué le pas. À cela se sont ajoutées des polémiques en dehors du court. Sa carrière de tennisman ne semblait pas toujours être sa priorité.
Avant de se rendre à Gstaad, Tsitsipas avait chuté à la 85e place du classement mondial. Mais dans l'Oberland bernois, il a brillé non seulement par son sens du jeu, mais aussi par sa combativité et son sang-froid. Il a remporté quatre de ses cinq matches en trois sets; à plusieurs reprises, il a su maîtriser sa frustration et surmonter des moments délicats. «Ce fut une semaine de folie», a déclaré Tsitsipas après sa victoire en finale contre le Belge Raphaël Collignon, classé une bonne quarantaine de places devant lui.
Il a ensuite dévoilé une recette du succès surprenante. «Au troisième set, j’ai complètement mis mes attentes de côté», a expliqué Tsitsipas. «Ça peut être frustrant de viser la perfection. J’ai simplement joué et me suis battu... puis j’ai vu ce que ça donnait.» Est-ce là la recette d’une renaissance du Tsitsipas des grands jours, celui qui continue d’enthousiasmer les fans et de remplir les tribunes?
En tout cas, cette semaine à Gstaad lui a fait du bien. Avec son nouvel entraîneur Thomas Perrin, issu de l’académie de Patrick Mouratoglou, il compte bien repartir à l’attaque. «C’est un sentiment formidable de tenir ce trophée entre ses mains», déclare Tsitsipas. «C’est la récompense du travail que j'ai fourni et la preuve que je suis sur la bonne voie. Ça me donne confiance en moi, ça attise ma soif de victoire et me donne envie de repousser encore plus mes limites.»
Ces mois difficiles ont appris la modestie à Tsitsipas. Pour l’instant, il se fixe en tout cas des objectifs prudents. «Je veux battre au moins trois joueurs du top 10 cette année», a-t-il déclaré. «Gagner un tournoi ATP 500 serait sympa. Le plus important, c’est de revenir dans le top 50.» Ce dernier objectif ne devrait pas tarder à se concrétiser. Tsitsipas ne s’en était peut-être pas rendu compte tout de suite: depuis lundi, il est de nouveau no 51 mondial. La suite de son parcours se déroulera sur les courts en dur d’Amérique du Nord.