Roger Federer : "A Wimbledon, je n'étais vraiment pas heureux"

Nicolas Larchevêque

26.9.2021

Nicolas Larchevêque

26.9.2021

En marge de la Laver Cup, disputée ce week-end à Boston, Roger Federer a donné de ses nouvelles. Le Bâlois a évoqué sa récente opération au genou, son élimination à Wimbledon ainsi que son avenir.

Présent à Boston ce week-end pour assister à «sa» Laver Cup, Roger Federer a donné de ses nouvelles samedi au micro de Jim Courier. Le Bâlois, opéré il y a quelques semaines du genou droit pour la troisième fois en un peu plus d'un an, n'était pas certain de pouvoir venir voir le tournoi exhibition qu'il a créé avec son agent Tony Godscik en 2017.

«J'ai décidé de venir (à Boston) il n'y a pas longtemps. Je n'étais pas sûr de pouvoir le faire avec les béquilles et tout ça. Mais l'accueil que j'ai reçu et le fait que tout le monde soit si joyeux de me voir et espère que j'aille mieux, c'était merveilleux», a déclaré le Suisse de 40 ans, qui a reçu de chaleureux applaudissements de la part du public du TD Garden.



Federer n'a plus foulé un court de tennis depuis sa cuisante élimination en quarts de finale à Wimbledon en juillet dernier. Il s'était alors sèchement incliné en trois sets contre le Polonais Hubert Hurkacz (6-3 7-6 6-0). Un revers qui laisse toujours un goût amer au Maestro.

«Cette opération a été une décision difficile à prendre, parce que j'avais déjà subi deux chirurgie l'année dernière. Je n'étais vraiment pas heureux de la manière dont les choses se sont passées à Wimbledon. J'étais très loin d'où je voulais être pour jouer au plus haut niveau. J'ai quand même fait de mon mieux. Mais en fin de compte, trop c'est trop», a-t-il reconnu.

«Je dois procéder étape par étape»

Le vainqueur de 20 titres en Grand Chelem espère désormais qu'il pourra toujours s'offrir un dernier baroud d'honneur sur le circuit ATP. Mais il ne souhaite pas brusquer son retour, dont la date n'est pas encore connue.

«Maintenant, je dois procéder étape par étape. D'abord, marcher comme il faut, puis courir comme il faut, travailler les déplacements latéraux, retrouver de l'agilité et enfin retrouver les courts de tennis. Mais ça va me prendre quelques mois de plus et on va voir où j'en suis l'année prochaine. Il faut que je prenne mon temps, c'est aussi pour ma vie future. Il ne faut pas se précipiter. Mais je suis vraiment satisfait pour le moment, le pire est derrière moi», a assuré Roger Federer, qui a pu tester - en attendant - sa cote de popularité outre-Atlantique.