Open d’Australie «L’ambiance était incroyable» -  Stan Wawrinka dépose les armes avec honneur 

ATS

24.1.2026 - 10:31

Il faudra compter avec Stan Wawrinka (ATP 139) lors de sa dernière saison sur le circuit. Le Vaudois de bientôt 41 ans, battu en quatre sets par le no 9 mondial Taylor Fritz samedi au 3e tour de son ultime Open d'Australie, a prouvé qu'il avait bien les moyens de ses ambitions.

Keystone-SDA

Le vainqueur de l'édition 2014 du «Happy Slam» s'est incliné 7-6 (7/5) 2-6 6-4 6-4 après 2h46 devant Taylor Fritz, qui a parfaitement su profiter de la moindre micro baisse de régime du joueur de St-Barthélemy pour filer en 8es de finale où l'attend Lorenzo Musetti. Il n'aura inscrit que 4 points de moins que l'Américain.

Jusqu'à 3-3 au troisième set, Stan Wawrinka fut bien le meilleur joueur sur le court de la John Cain Arena, laquelle était recouverte de son toit en raison de la chaleur étouffante (le thermomètre a dépassé les 40 degrés samedi). Cette rencontre aurait peut-être épousé un autre scenario si le Vaudois avait converti l'une des deux balles de break dont il a bénéficié à 3-3 dans la première manche.

Battu de peu dans un tie-break où il était revenu de 1/4 à 5/5, Stan Wawrinka a survolé les débats dans le deuxième set. Il a ensuite tenu tête à Taylor Fritz jusqu'à 3-3 dans la troisième manche, concédant alors son premier break de la journée au terme d'un jeu de service moins bien maîtrisé.

Auteur de 30 aces samedi, Taylor Fritz a profité de l'aubaine pour reprendre les commandes et retrouver confiance. L'Américain, qui a toutefois dû écarter une balle de 5-5 dans la troisième manche avant de la conclure sur sa cinquième balle de set - a fait plus rapidement la différence dans la quatrième manche. Stan Wawrinka a, ainsi, concédé le break décisif dès le troisième jeu du dernier set.

Proche du Top 100

Cette défaite plus qu'honorable et les deux succès obtenus à l'arraché dans les tours précédents valident le discours de Stan Wawrinka, qui tient à se montrer compétitif tout au long de sa dernière saison sur le circuit. Bien plus affûté physiquement qu'en 2024 et en 2025, il a tenu le choc samedi après avoir passé près de huit heures sur le court dans ses deux premiers matches.

Un tel scenario n'aurait pas été envisageable lors des deux précédentes saisons, au cours desquelles il cédait systématiquement sur le plan physique dès que les débats se prolongeaient au-delà des deux heures et demie. Le travail effectué durant l'inter-saison avec son préparateur physique Pierre Paganini porte déjà ses fruits.

Le Vaudois, dont l'un des objectifs est de revenir parmi les 100 premiers mondiaux, va grimper aux alentours de la 110e place du classement ATP au terme de la quinzaine australienne. Avec seulement 144 points à défendre jusqu'à la quinzaine de Roland-Garros (24 mai-7 juin), le Top 100 - qui lui assurerait une place dans le tableau final en Grand Chelem - serait à portée de main.

Une bière bien méritée

Avec une confiance retrouvée, Stan Wawrinka aura encore de nombreuses occasions de briller en 2026. En 2025, l'ex-no 3 mondial n'avait disputé que 14 tournois estampillés ATP (250 et plus), et 10 sur le front des Challengers. Cette année, les invitations sur le circuit principal devraient s'accumuler, et les occasions de briller - et d'inscrire de gros points - forcément aussi.

Nul doute que Stan Wawrinka saura se nourrir du soutien du public comme il a si bien su le faire à Melbourne pour faire durer au maximum le plaisir. «L'ambiance était incroyable. Merci à vous», a-t-il d'ailleurs lâché d'emblée lors de la cérémonie qui a suivi ce 16e de finale sur le court. «C'est grâce à vous que j'ai vécu tant d'émotions ici», a-t-il répété plus tard.

Le Vaudois, qui jouait son 20e et dernier Open d'Australie - et son 75e tournoi majeur - va savourer chaque moment de son année 2026. Plus heureux que nostalgique à l'heure de s'exprimer, il s'est d'ailleurs fait plaisir jusqu'au bout samedi: "Je vais chercher une bière que je vais partager avec Craig Tiley, patron du tournoi, a-t-il dit en conclusion avant de passer de la parole à l'acte.