Roland-Garros Wawrinka s’incline d’entrée : ultime revers à Paris ?

ATS

26.5.2025 - 17:12

Stan Wawrinka (ATP 138) a sans doute fermé le livre magnifique qu’il a écrit à Roland-Garros sur le court no 14 et sur une défaite sans appel.

Keystone-SDA

Dix ans après sa formidable victoire en finale face à Novak Djokovic, le Vaudois s’est incliné 7-6 (8/6) 6-3 6-2 devant le Britannique Jacob Fearnley (ATP 55). Après avoir été à deux points du gain du premier set, il s’est éteint doucement devant un joueur qui s’avance comme l’une des belles révélations de l’année. Mais malgré sa bravoure et le soutien du public, Stan Wawrinka n’a pas pu masquer le poids des ans. Au final, on a le sentiment que ce premier tour à Roland-Garros était peut-être le match de trop. «On va dire que je n'ai aucune garantie de revenir ici l’an prochain, a-t-il expliqué en conférence de presse. C’est une réalité. Sans victoires, résultats, de toute façon, je ne reviendrai pas. Même avec une wild-card."

Cette défaite consommée en 2h04’ ne doit toutefois pas faire oublier tout ce que Stan Wawrinka a pu accomplir à la Porte d’Auteuil. Victorieux du tournoi juniors en 2003, il a cueilli le titre en 2015 après n’avoir notamment laissé aucune chance en quart de finale à Roger Federer. Deux ans plus tard, il se hissait en finale face à Rafael Nadal.

«Il faut que la balance ne penche pas trop»

A 40 ans, Stan Wawrinka n’a toujours pas manifesté l’intention de mettre un terme à sa carrière. «Je ne m’arrête pas là, a-t-il lâché en conférence de presse. Le plaisir et la passion sont toujours là. Si je regarde l’ensemble de ce qu’il se passe, il y a encore de la satisfaction. Il faut que la balance ne penche pas trop. D’un côté, il y a les sacrifices, l’entraînement, ce que ça demande à 40 ans d’être un niveau correct. De l’autre, il y a les victoires qui font que ça en vaut la peine. La balance penche un peu trop d’un côté en ce moment, mais je suis convaincu de pouvoir faire des choses. Cependant, la fin est proche. Mais je ne vais arrêter sur un coup de tête.»

Stan Wawrinka est attendu aux tournois de Gstaad et de Bâle. On ignore toutefois s’il entend s’aligner aux qualifications de Wimbledon dans la mesure où il semble bien improbable que les organisateurs lui délivrent une wild card. Mais sa performance lundi à Paris va laisser des traces même s’il admet que son adversaire «était meilleur que moi». Il a, en effet, été bien incapable de retrouver face à Jacob Fearnley le niveau de jeu qui lui avait permis il y a trois semaines de disputer la finale du Challenger d’Aix-en-Provence. Trop crispé, il n’est jamais vraiment parvenu à lâcher son bras pour traverser les deux derniers sets comme un véritable chemin de croix.