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Signaler maintenantLa journée de récup prise par le peloton, la manifestation de la CGT à l'arrivée, l'échange de maillot à pois rouge chez UAE: faits marquants de la troisième étape du Tour de France lundi.
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«Les gars dites-nous si vous avez besoin de quelque chose, Tadej est ici avec nous.» Tadej Pogacar trainait près de la voiture de son équipe UAE à mi-course lorsque les directeurs sportifs ont proposé, via les oreillettes, à ses coéquipiers qu'il leur apporte à boire ou à manger, histoire de tromper l'ennui ce cette étape. C'était dit sur le ton de la blague mais lors du dernier Dauphiné, «Pogi» avait remonté un bidon dans le feu de l'action à Pavel Sivakov, signe de sa facilité dans le peloton.
Après deux étapes nerveuses et énergivores, le peloton avait décidé de s'accorder une journée plus tranquille lundi en roulottant en direction de Dunkerque. Même pas une échappée à se mettre sous la dent. Ni de pavés puisque le parcours a soigneusement évité les secteurs emblématiques de Paris-Roubaix comme ceux de Mons-en-Pévèle et Orchies, un choix délibéré des organisateurs pour ne pas rajouter du danger en ce début de Tour. Signe de ce calme, le jury du prix de la combativité «n'a pas souhaité désigner de lauréat, considérant qu'aucun coureur ne s'est distingué pour l'obtenir».
Seul à animer ces heures de route, le champion de Belgique Tim Wellens est parti en tête aux abords du Mont Cassel pour passer en tête à son sommet. Un effort purement stratégique: en portant à trois son total de points au classement de la montagne, le coureur de classique prend à son coéquipier Tadej Pogacar le maillot à pois, lui évitant ainsi le protocole promis à son propriétaire et respectant le plan mis en place par les directeurs sportifs d'UAE. Wellens avait d'ailleurs prévenu les autres coureurs en tête du peloton qu'il reprendrait sa place sitôt après, ce qu'il a fait. Le matin, Pogacar avait avoué qu'il n'avait «pas voulu prendre» la tunique aux pois rouges.
Une centaine de manifestants a défilé sur la fin du tracé de l'étape bien avant la caravane et les coureurs, vers 14h30, en soutien aux salariés du site ArcelorMittal de Dunkerque, touché par un plan social. Fumigènes à la main, ils ont franchi la ligne d'arrivée aux côtés de la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet, vêtus de t-shirts où l'on pouvait lire «Le Tour contre les licenciements». La représentante syndicale a ensuite pris la parole sur le podium de la course, appelant à «applaudir les grands champions du vélo et les camarades d'Arcelor mobilisés depuis un an». Le sidérurgiste a annoncé en avril la suppression de plus de 600 postes en France, dont près de la moitié à Dunkerque, où se trouve le plus grand haut fourneau d'Europe. Le rassemblement a été organisé en concertation avec les organisateurs du Tour de France, alors que le syndicat a sa place dans la caravane publicitaire de l'épreuve.
Les coureurs et le staff de l'équipe Movistar avaient un accoutrement bien particulier à Valenciennes avant le départ de l'étape. La formation originaire de Navarra s'est présentée devant le public nordiste avec un foulard rouge autour du cou. Une façon pour elle de rendre hommage à sa région d'origine, dont la capitale Pampelune vit lundi l'ouverture des célèbres fêtes de la San Fermin. Sans véritable sprinteur, l'équipe n'a pourtant pas été à la fête, son coureur le mieux classé, le Portugais Nelson Oliveira, prenant la 100e place.
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