Interview

Dear Caroline: une YouTubeuse dans la jungle!

Elvire Küenzi

27.9.2018

Sur sa chaîne YouTube, Dear Caroline parle avec humour et bonne humeur à ses «chipies» comme elle aime les appeler. Créée en 2012, sa chaîne rassemble aujourd’hui plus de 755'000 abonnés. Entre ses vidéos girly et ses sketchs, la jolie Suissesse s’est investie dans un nouveau projet avec la RTS pour créer une série de web documentaires: «Alerte Bleue».

On l’a rencontrée pour en parler avec elle!

Bluewin: Peux-tu nous expliquer la naissance et le but de ce projet?

Dear Caroline: Alors, tout a commencé en été 2017 quand on m’a proposé de collaborer avec Bernard Genier, journaliste à la RTS. Le but était de revenir sur les lieux des reportages consacrés à l'environnement qu’il avait réalisés il y a quinze ans. Ensuite, nous voulions constater avec lui les changements intervenus depuis les premières images qu’il avait tournées. Le Grand JD et moi avons accepté avec plaisir l’expérience!

Qu’est-ce qui te plaisait dans «Alerte Bleue»?

Je pense que c’est important de soutenir une cause et l’environnement est l’une de mes préoccupations. C’est un sujet qui me touche. En plus, j’adore tous les projets qui sortent de ma zone de confort, j’ai besoin de faire des expériences. Pour «Alerte bleue», j’ai accepté sans savoir dans quoi je m’engageais! Et je n’ai jamais regretté d’avoir dit oui, j’ai vécu des moments très forts, je suis allée au bout de moi-même.

Tu es allée en Egypte, en Birmanie et pour finir en Afrique. Raconte-nous!

Pour le premier reportage, nous sommes partis en Egypte pour constater l’impact du tourisme de masse sur les dauphins et la faune sous-marine. Avant de partir, j’ai dû apprendre à faire de la plongée pour me préparer et pouvoir assurer pendant le tournage!

Le premier jour, j’étais mal à l’aise, je ne savais pas si je pouvais être drôle et rigolote. Au fur et à mesure, on regardait ce qu’on avait filmé et j’insistais pour qu’il y ait aussi des moments comiques qui me ressemblaient. C’était important pour moi.

En Birmanie, nous avons rejoint les Karens, un peuple indépendant qui se battait il y a quinze ans contre le gouvernement pour conserver ses terres et ses villages. En fait, la Thaïlande et la Birmanie voulaient construire des barrages sur le fleuve Salouen pour avoir de l’électricité. Mais s’ils le faisaient, ils auraient inondé les abords du fleuve et fait disparaître tout un écosystème. En plus, des dizaines de milliers de personnes auraient dû être déplacées. La situation est toujours compliquée et nous nous voulions voir de quelle manière elle avait évolué.

(La vidéo sur l’Afrique n’a pas encore été postée)

En Birmanie, tu as passé cinq jours dans la jungle. Comment as-tu tenu le coup physiquement?

Pour être honnête, ça a vraiment été compliqué. Avant cette expérience, je me considérais comme sportive! Je m’étais entraînée à marcher mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit si difficile. Je mangeais du riz et des plantes, du coup, j’ai été super malade. Entre la fatigue, les heures de marche et la nourriture, je devais gérer mes émotions et ne pas craquer. L’expérience a été complètement folle pour moi, là aussi j’ai dû dépasser mes limites pour aller au bout du tournage!

Est-ce que tu as eu peur de partir?

Quelques jours avant de décoller pour l’Egypte, j’ai vraiment flippé! Mes amis et ma famille me disaient que c’était dangereux à cause de la situation politique.

Pareil pour la Birmanie. J’ai dû prendre des médicaments pour éviter d’attraper la malaria, tout le monde me disait que j’étais folle (elle rit)!

Comment ont réagi tes abonnées à ces nouvelles vidéos?

Au départ, j’avais peur par rapport à mes abonnées sur YouTube parce que c’est un format complètement différent! C’est tellement éloigné de ce que je fais habituellement que je pensais que ça n’allait pas marcher. Il fallait trouver le bon équilibre entre le journalisme et l’ambiance décalée de YouTube. Finalement, je n’ai eu que des bons retours, ils m’ont dit qu’ils avaient appris énormément de choses. C’est génial pour moi d’avoir cette possibilité de sensibiliser les jeunes!

Et puis, ce projet m’a permis de laisser tomber le masque de la «carotte» (son surnom) marrante. Je me montre vulnérable et on me voit comme on ne m’avait jamais vue. C’est important de montrer que tout le monde a ses faiblesses. En fait, c’est une force incroyable d’être vulnérable. Bernard m’a appris beaucoup de choses sur l’altruisme, il m’a aidée à m’intéresser à autre chose qu’à moi-même et à me questionner sur mon rôle de YouTubeuse.

Merci Dear Caroline pour cette interview!

Vous pouvez retrouver Dear Caroline sur sa chaîne You Tube ou ce week-end au «Royaume du Web» (le festival des stars du web) qui se déroule à Palexpo, Genève du 28 au 30 septembre.

Site d’«Alerte Bleue»:  cliquez ici 

Dear Caroline sur YouTube: cliquez ici 

Le Royaume du Web: cliquez ici

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Rédactrice pour différents journaux suisses, blogueuse et passionnée des mots, Elvire Küenzi adore les séries (elle est tombée dans le chaudron magique en regardant Sex and the City et n'en est jamais ressortie)! Elle écrit aussi des romans girly en mangeant des marshmallows et en sirotant des cocktails (avec modération, bien sûr).
Rédactrice pour différents journaux suisses, blogueuse et passionnée des mots, Elvire Küenzi adore les séries (elle est tombée dans le chaudron magique en regardant Sex and the City et n'en est jamais ressortie)! Elle écrit aussi des romans girly en mangeant des marshmallows et en sirotant des cocktails (avec modération, bien sûr).

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