Les employés de Symetis en grève

10.12.2019 - 17:27, ATS

Les employés de Symetis, une filiale de Boston Scientific, étaient en grève ce mardi (archives).
Source: KEYSTONE/AP/CHITOSE SUZUKI

Les employés de Symetis se rebiffent face au projet de délocalisation en Irlande de certaines activités du site d'Ecublens. Le personnel va débrayer ce mardi afin de protester contre Boston Scientific, propriétaire de la société vaudoise.

Une assemblée du personnel s'est réunie lundi et a voté une grève, indique mardi Unia Vaud. Elle a exigé une véritable procédure de consultation, conformément à la loi.

Actuellement, les conditions ne sont pas réunies pour la tenue de négociations visant à maintenir l'emploi à Ecublens, dénonce le syndicat, mandaté pour représenter plus de 60 de salariés de Symetis, spécialisé dans la technologie médicale.

Fin novembre, Symetis a annoncé un plan de délocalisation menaçant 125 emplois. La société évalue «le transfert des activités de R&D et de fabrication du site d'Ecublens en Suisse vers celui de Galway en Irlande», avait indiqué l'entreprise.

La firme vaudoise est entrée dans le giron de l'américain Boston Scientific en 2017. L'année dernière, des développements étaient annoncés pour le site d'Ecublens, appuyés par des investissements importants, rappelle Unia dans son communiqué. Le syndicat souligne que le géant américain a dégagé un milliard de dollars de bénéfices en 2018.

Au-delà de ces considérations, Unia Vaud déplore l'absence de «véritable procédure de consultation face à ce licenciement collectif massif». Le personnel réclame l'ouverture de négociations avec la délégation syndicale pour le maintien des emplois, «dans un délai raisonnable».

De son côté, Symetis confirme être engagé dans «un processus de consultation interne», «conformément à toutes les exigences réglementaires applicables». «En tant qu'entreprise, nous nous engageons pleinement à respecter l'intégrité du processus et à donner à nos employés la possibilité d'exprimer librement leurs réflexions et suggestions dans le cadre de la consultation», explique un porte-parole, dans une prise de position écrite à AWP.

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