Chaque mois, il recevait son salaire... et 2500 frs en plus!

La Rédaction de Blue News

13.1.2022

Rapportée par le Nouvelliste, l'affaire est à peine croyable: de 2011 à 2017, un Valaisan a reçu 2500 frs tous les mois en plus de son salaire, à cause d'une erreur comptable de son entreprise. Devra-t-il rembourser la somme indûment perçue? La justice doit trancher.

Detail view of the nineth Swiss banknote series: ten, twenty and fifty, hundred, two hundred and thousand Swiss franc note, photographed on November 7, 2019. (KEYSTONE/Gaetan Bally)

Detailansicht der neunten Schweizer Banknoten-Serie: zehn, zwanzig, fuenfzig, hundert, zweihundert und tausend Franken, aufgenommen am 7. November 2019. (KEYSTONE/Gaetan Bally)
Pendant près de sept ans, l'employé n'a pas signalé l'erreur et a utilisé l'argent dans ses dépenses courantes. (image d'illustration)
KEYSTONE

La Rédaction de Blue News

13.1.2022

C'est en 2017 que l'entreprise s'aperçoit qu'elle s'est fourvoyée, d'après le Nouvelliste de ce 13 janvier, qui relate une audience s'étant tenue la veille au Tribunal d’Hérens-Conthey. Au lieu de verser à son employé, en 2011, un forfait de mobilité unique de 2500 frs pour couvrir son transfert de Sion à Martigny, le service comptabilité coche la mauvaise case. 

Résultat, la somme est désormais versée tous les mois. Ce que le collaborateur se garde bien de dire. Au total, jusqu'à la découverte du pot aux roses, en 80 versements, celui qui était alors chef d'équipe a reçu 200'000 frs de trop!

Mais ce qui pourrait être considéré par certains comme une incroyable aubaine a fini par rattraper le principal intéressé: licencié, il se retrouve aujourd'hui devant la justice, qui l'accuse «d’utilisation sans droit de valeurs patrimoniales». Son ex-employeur lui réclame «plus de 180'000 frs, avec intérêt à 5%, une partie de l’argent ayant déjà été récupérée», précise le quotidien valaisan.

L'accusé plaide l'acquittement, arguant que les 2500 frs mensuels couvraient ses déplacements et adaptaient son salaire à son statut, son revenu étant trop bas avant cette «correction». L'avocat de l'employeur, lui, parle de «mauvaise foi». Ce sera au tribunal de trancher.