Chef étoilé sous enquête pour «viol et agression sexuelle»

ATS

2.12.2020 - 19:56

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Source: KEYSTONE

Une enquête préliminaire a été ouverte pour «viol et agression sexuelle» contre le chef étoilé français Guy Martin suite à la plainte d'une cheffe d'entreprise. Elle l'accuse d'avoir commis ces faits en 2015, ce qu'il conteste, a indiqué mercredi le parquet de Paris, sollicité par l'AFP.

La plaignante, Florence Châtelet Sanchez, a été entendue pendant quatre heures vendredi par les policiers du commissariat parisien dans lequel elle a déposé plainte, selon son avocate, Me Vanessa Zencker. L'enquête a été ouverte le même jour, a précisé le parquet.

Selon le quotidien Libération, qui a révélé la plainte, Mme Châtelet Sanchez accuse le chef étoilé de l'avoir agressée sexuellement en février 2015 lors d'un rendez-vous professionnel dans le restaurant gastronomique le Grand Véfour, situé dans le centre de Paris.

«D'un point de vue personnel, elle n'a pas pu (déposer plainte) tout de suite, elle ne se considérait pas comme victime», a expliqué à l'AFP Me Zencker.

«Longue période de déni»

«Après une longue période de déni» et encouragée par la vague de dénonciations des violences sexuelles avec le mouvement #Metoo, elle a décidé d'entamer une procédure judiciaire, a-t-elle ajouté.

Contacté par l'AFP, M. Martin «conteste formellement les accusations portées contre lui, comme il l'a déjà fait lorsqu'elles ont été avancées pour la première fois», précisant n'avoir «aucune information sur le dépôt d'une plainte et pas de commentaire à faire».

Les faits se seraient produits lors de «la première rencontre» entre Guy Martin et la plaignante, à la tête d'une entreprise qui fournit «des produits de très haute qualité à des chefs» et qui approvisionnait à l'époque deux restaurants de M. Martin, a relaté Me Zencker.

Mme Châtelet Sanchez était alors en négociation avec le chef multirécompensé pour livrer un troisième restaurant de son groupe, a ajouté son avocate. «Juste après, il y a eu des sanctions financières, il n'y a plus eu de relations commerciales», a observé Me Zencker, estimant qu'"il y a un certain nombre de faits qui donnent du crédit au récit de la victime».

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