Berset veut des manifs en juillet, Parmelin ne veut pas de «Brexit»: revue de presse de ce dimanche 18 avril 2021

dv, ats

18.4.2021 - 08:28

Le coronavirus et l'accord-cadre avec l'Union européenne (UE) se partagent les honneurs de la presse dominicale. Voici les principales informations, non confirmées à Keystone-ATS:

dv, ats

18.4.2021 - 08:28

Une vue sur les quatre exemplaires des journaux du dimanche, avec la Sonntags Zeitung, le Sonntags Blick, Le Matin Dimanche et la NZZ am Sonntag, a l'occasion de la revue de presse le dimanche 17 novembre 2019 a Lausanne. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)
Le coronavirus et l'accord-cadre avec l'Union européenne (UE) se partagent les honneurs de la presse dominicale. (image d'illustration)
KEYSTONE

«Je ne vais pas jouer les Boris Johnson», indique le président de la Confédération Guy Parmelin, interrogé dans le Matin Dimanche sur sa rencontre prévue la semaine prochaine avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.



Et de préciser que la situation helvétique n'est pas comparable avec le Brexit car la Suisse ne veut pas «sortir d'un accord, mais trouver une solution pour le développer». 

Le président de Swissmem met en garde dans la NZZ am Sonntag contre un tel scénario. «Sans accord-cadre, la Suisse perdra des emplois car nos entreprises investiront de plus en plus à l'étranger à l'avenir» et celles du secteur des machines, des équipements électriques et des métaux délocaliseront des emplois, avertit Martin Hirzel.

«Nous avons le droit d'être informés»

Christian Rathgeb, président de la Conférence des gouvernements cantonaux

Il estime que l'accord-cadre a une chance devant le peuple. «Quand il s'agit de l'Europe, nous, les Suisses avons toujours été très pragmatiques, relève-t-il. À défaut, la Suisse serait exposée à l'arbitraire et aux piques de l'UE sans pouvoir se défendre juridiquement, souligne M. Hirzel. Et d'ajouter: «ce n'est pas ce que j'appelle la souveraineté».

D'après la NZZ am Sonntag, les cantons ont en outre mis en garde contre une rupture précipitée des discussions sur l'accord-cadre, invoquant leur droit de regard constitutionnel sur cet important dossier de politique étrangère. «Nous avons le droit d'être informés par le Conseil fédéral avant qu'il ne prenne des décisions définitives», relève Christian Rathgeb, membre du gouvernement grison et président de la Conférence des gouvernements cantonaux.

Les cantons, selon la NZZ am Sonntag, n'ont apparemment été informés que par bribes des entretiens menés ces derniers mois par la négociatrice suisse Livia Leu avec l'UE.

Des manifs jusqu'à 1000 personnes en juillet?

Le ministre de la santé Alain Berset souhaite autoriser les manifestations jusqu'à mille personnes à partir du mois de juillet, rapporte le SonntagsBlick. Selon le journal, le Département de l'intérieur veut soumettre mercredi au Conseil fédéral un concept d'ouverture pour les grandes manifestations. Les cantons seront ensuite consultés.

Selon une première ébauche, les événements réunissant jusqu'à mille personnes seraient possibles de début juillet à fin août. La jauge serait ensuite portée à 5000 personnes début septembre. Cependant, la planification concrète dépend de l'évolution de la pandémie.

Cela devrait plaire au président de la Conférence des gouvernements cantonaux Christian Rathgeb, qui plaide dans la SonntagsZeitung pour que la Confédération offre la perspective de nouvelles ouvertures. Il ajoute qu'il est essentiel que de nombreuses personnes soient vaccinées rapidement et que les tests soient étendus. «Ensuite, d'autres assouplissements, par étapes, seront certainement réalisables prochainement», avance-t-il, en relevant que cela est important pour que les mesures prises continuent d'être acceptées.

La population et l'économie ont besoin de perspectives. Les terrasses, cinémas et fitness rouvriront lundi. Les prochaines mesures d'ouverture n'arriveront pas avant mai, précise le journal, en se référant au Département de la santé.

Menaces, insultes et discrimination

L'année dernière, 572 cas de discrimination ont été enregistrés en Suisse. Comme les années précédentes, les noirs ont été les plus touchés par le racisme (206 cas), rapporte le SonntagsBlick en se basant sur un rapport pas encore publié de la Commission fédérale contre le racisme (CFR) et de l'association humanrights.ch. Selon les 21 centres de conseil du pays, cent attaques ont été dirigées contre des musulmans ou des personnes issues du monde arabe.



Dans la plupart des cas, il s'agissait de menaces, d'insultes ou de discriminations graves et 49 cas impliquaient de la violence. Les discriminations ont été les plus fréquentes sur le lieu de travail (95 cas) mais, en raison des mesures liées à la pandémie, le nombre d'agressions dans la sphère privée a augmenté. Septante-deux cas se sont produits dans le quartier ou le voisinage.

Des incidents racistes ont en outre été signalés dans la sphère publique (67 cas), dans l'administration (67 cas) et dans les établissements d'enseignement (58 cas). En raison d'une nouvelle méthode de comptage, une comparaison avec l'année précédente n'est pas possible.

Fonctionnaires sous enquête dans les Grisons

Le lanceur d'alerte qui avait dénoncé l'affaire du cartel de la construction dans les Grisons avait été arrêté en 2007. Une enquête a désormais été ouverte contre des fonctionnaires en lien avec cette arrestation, rapporte la NZZ am Sonntag. Selon le journal, le procureur extraordinaire chargé de l'affaire mène une procédure pénale contre trois officiers de la police cantonale, un médecin et un juge. Ils sont accusés d'abus d'autorité, de privation de liberté et de falsification de documents.

Dans le cadre d'interventions menées contre le lanceur d'alerte Adam Quadroni, les policiers ont rédigé des procès-verbaux. Selon le journal, dans un rapport prétendument créé a posteriori, M. Quadroni est dépeint comme un adversaire menaçant et violent. L'un des policiers mis en cause est un cadre supérieur qui devait être promu en 2022. Le gouvernement grison dit attendre les résultats de l'enquête.

10 ans sur la route

Chaque mois en Suisse, une quarantaine de piétons sont grièvement blessés ou tués, rapporte le Matin Dimanche. Environ 130 sont en outre légèrement blessés, ajoute le journal qui se base sur les chiffres de l'Office fédéral des routes (OFROU). Cette moyenne a peu changé en dix ans et la baisse est moins importante que pour le trafic motorisé.

Entre 2011 et 2020, les conducteurs de véhicules (voiture, camion, deux-roues) étaient responsables ou coresponsables de trois quarts des collisions avec des piétons. Et parmi ces conducteurs, 72% étaient des hommes. Le Matin Dimanche précise que cette responsabilité est relative puisqu'elle recouvre des situations allant du chauffard qui traverse le village à 100 km/h à l'enfant qui tombe du trottoir.

Les piétons sont, eux, responsables d'un accident sur quatre et la moitié des fautifs a moins de 25 ans. Les accidents mortels sont quatre fois plus nombreux à la campagne, hors des localités. Sur les routes limitées à 50 km/h, se déplacer à pied s'est révélé le moyen de transport le plus dangereux ces dix dernières années: 336 piétons ont perdu la vie sur de telles routes entre 2011 et 2020 contre 152 cyclistes, 140 automobilistes et 103 motards.