Éviter «à tout prix» 30'000 nouveaux cas par jour

lt, ats

12.4.2021 - 11:36

Personne ne souhaite 30'000 nouvelles infections au coronavirus par jour. Un tel chiffre doit être évité à tout prix, a déclaré l'économiste en chef d'economiesuisse, Rudolf Minsch, relativisant ainsi les déclarations du président de l'Union patronale suisse (UPS) Valentin Vogt, qui avait qualifié vendredi ce chiffre de «supportable».

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12.4.2021 - 11:36

Rudolf Minsch, Chefoekonom und Mitglied der Geschaeftsleitung von Economiesuisse an der Medienkonferenz Wirtschaftslage und konjunktureller Ausblick 2019 in Zuerich am Dienstag, 4. Dezember 2018. (KEYSTONE/Walter Bieri)
Pour Rudolf Minsch, il faut éviter d'atteindre cette taille critique, qui ne serait «absolument pas sans problème», contrairement à ce qu'affirme le président de l'Union patronale suisse.
KEYSTONE

Une fois que tous les groupes à risque auront été vaccinés, le risque de surcharge du système de santé diminuera nettement par rapport à la deuxième vague, a déclaré lundi M. Minsch à Keystone-ATS. Il y aura alors des possibilités de nouveaux assouplissements.

Ce chiffre de 20'000 à 30'000 cas par jour est basé sur l'expérience de la deuxième vague, avant la propagation des variantes, et ne constitue qu'une «fourchette approximative» à partir de laquelle le système de santé serait surchargé, même si toutes les personnes de plus de 60 ans étaient vaccinées. Il faut cependant éviter à tout prix d'atteindre cette taille critique, a déclaré M. Minsch. Un tel scénario ne serait «absolument pas sans problème».

Incidence incontrôlable

Valetin Vogt a déclaré vendredi au téléjournal de la télévision alémanique SRF: «Dès que les patients à risques seront vaccinés, environ trois quarts des hospitalisations disparaîtront». Cela signifie selon lui que l'on pourrait supporter 20'000 à 30'000 cas par jour sans que les hôpitaux n'atteignent leurs limites.

Le point de vue du président de l'Union patronale suisse a été réfuté par le vice-président de la Task force de la Confédération Urs Karrer. Avec 30'000 nouvelles infections par jour, les hôpitaux seraient surchargés et l'incidence de l'infection ne serait plus contrôlable, même si tous les groupes à risques étaient vaccinés, a-t-il souligné lors de la même émission.

Il ajoute avoir pu constater que même avec les chiffres d'infections actuels dix fois inférieurs, un patient atteint du coronavirus sur deux n'appartient pas à un groupe à risques. Sur 1000 personnes âgées de 50 ans, deux meurent du, ou avec, le coronavirus, tandis que trois à quatre finissent à l'hôpital.

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