Tous les signaux sont au vert en Suisse 

hl, ats

17.6.2021 - 19:35

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17.6.2021 - 19:35

Le tableau que dresse la task force scientifique de la situation du Covid-19 en Suisse est plutôt optimiste. Les chiffres sont en baisse, les variants les plus préoccupants sont quasi absents. L'économie est aussi prête à reprendre, mais les prévisions dépendent aussi de l'évolution à l'étranger.

ARCHIVBILD ZUM RUECKTRITT VON MARTIN ACKERMANN --- Martin Ackermann, Praesident, National COVID-19 Science Task Force, spricht waehrend einer Medienkonferenz zur aktuellen Situation des Coronavirus, am Mittwoch, 7. April 2021 in Bern. (KEYSTONE/Peter Klaunzer)
Président de la task force
KEYSTONE

Le nombre de cas signalés est actuellement divisé par deux en moins de dix jours, écrit la task force nationale scientifique dans son rapport daté de mardi et publié jeudi.

L'incidence par rapport à l'ampleur de la partie non vaccinée de la population est également en baisse depuis fin avril. Cela laisse croire que maintenant, le risque d’infection diminue également pour les personnes en Suisse qui n’ont pas encore été vaccinées.



Avec la diminution de l'incidence, qui évolue de manière très similaire à celle de ses pays voisins, soit l’Allemagne, la France, l'Autriche et l'Italie, les interventions ciblées et la surveillance génomique du Covid-19 sont plus efficaces et moins coûteuses.

La variante Alpha (B.1.1.7), appelée aussi britannique, est dominante en Suisse. Les autres variantes, plus préoccupantes, ne sont présentes qu'avec des fréquences inférieures à 2%, souligne la task force.

Jusqu’à la fin du mois de mai 2021, il n’y avait encore aucun signe indiquant une propagation rapide de la variante Delta (B.1.617.2) en Suisse. Au Royaume-Uni au contraire, l'incidence de la variante Delta (provenant d'Inde) a doublé, de mi-avril à mi-mai, à un rythme presque hebdomadaire et représente maintenant environ 90% de tous les cas confirmés.



Economie

Les mesures fiscales prises depuis un an et demi pour soutenir les structures économiques montrent maintenant leur efficacité élevée. Ce qui permet à de nombreuses entreprises de repartir, pour ainsi dire, sur de nouvelles bases, relève la task force.

Mais pour que la reprise économique soit rapide et durable, il est nécessaire que les campagnes de vaccination dans le monde entier continuent leur action, que les données pertinentes pour le suivi de l’évolution du virus soient collectées, et que les recherches sur sa prévention et son traitement se poursuivent. Sans une bonne maîtrise de la pandémie et de ses conséquences sanitaires, l'économie ne pourra pas non plus se rétablir rapidement.



Les pays, les secteurs, les entreprises, les populations et les individus sont touchés par la pandémie à des degrés divers. En Suisse, ce sont les ménages à faible revenu qui ont connu la plus forte baisse relative de leurs revenus.

Alors que les groupes à revenus moyens et élevés ont épargné davantage, la réduction des dépenses n’a que partiellement compensé la baisse des revenus dans les tranches de revenus les plus faibles. Les personnes qui ont été, et sont toujours, touchées par le chômage, en particulier, déclarent en outre avoir éprouvé un sentiment de découragement.