Reto Ziegler : "Ça, je ne l'aurais pas fait à 22 ans"

ATS

26.2.2021

A 35 ans, Reto Ziegler a encore le feu sacré. L'ex-défenseur international s'est engagé avec Lugano jusqu'à la fin de saison et sera prêt à retrouver la Super League dès dimanche (16h00) à Lausanne.

Reto Ziegler a encore le feu sacré.
Keystone

Il était attendu. Il ne manquait finalement que les formalités, pour valider la qualification hors période des transferts d'un joueur libre de tout engagement. Cela est tombé jeudi. Reto Ziegler peut officiellement porter le maillot de Lugano, même si cela fait depuis le début de la semaine qu'il en a revêtu les équipements d'entraînement.

Tout est désormais appelé à s'enchaîner: le Vaudois a été présenté ce vendredi et il sera dans le groupe pour le déplacement de Lausanne dimanche. Jouera-t-il? "Il sera avec nous, a éludé Maurizio Jacobacci. Physiquement, il est bien, mais ce qui lui manque, ce sont des minutes de jeu. Nous en tiendrons compte, mais avec son expérience, sa personnalité, il peut nous aider." Sauf que Akos Kecskes est suspendu, Mijat Maric paraît trop juste après sa petite blessure et le latéral Adrian Guerrero a les adducteurs qui sifflent.

L'ex-international se dit prêt. Même s'il n'a plus joué depuis fin novembre, lors des play-off de MLS avec Dallas. "Comme chaque année, je suis me suis entraîné pendant l'hiver à Sion avec mon préparateur physique Samuel Favre, détaille-t-il dans un entretien avec Keystone-ATS. J'avais dans un coin de ma tête de revenir en Europe et je ne regrette pas ce choix. Physiquement, je me sens bien et je suis donc à disposition."

Et Ziegler a pour lui une certaine fiabilité: à 35 ans, il n'a jamais connu de grosse blessure, a souvent joué régulièrement et approche les 600 matchs professionnels en carrière. "J'accorde de plus en plus de temps à la récupération, je prends encore plus soin de moi, je fais attention". Puis de préciser qu'il sortait d'une heure de massage. Il se marre: "Ça, je ne l'aurais pas fait à 22 ans."

Le leader attendu

Qu'est-ce qui a donc poussé l'ancien défenseur de Tottenham, la Sampdoria, Fenerbahçe ou plus récemment Sion de revenir en Suisse? "Déjà, j'ai cette passion, sourit l'ancien gamin de Gland. Et puis, j'étais en fin de contrat aux Etats-Unis, et Marco Padalino (réd: son ancien coéquipier à la Sampdoria et en équipe de Suisse, aujourd'hui directeur sportif de Lugano) m'avait déjà contacté à la mi-décembre. Il m'a rappelé ces derniers temps et nous avons discuté aussi avec le coach. C'est une super adresse, et je ne suis pas là pour l'argent, mais pour une raison sportive."

En clair, permettre à Lugano de se développer encore plus. L'homme a l'âme d'un patron, lui qui a souvent été capitaine de ses équipes ces dernières années, à Sion comme à Dallas. Jacobacci, qu'il a connu à Sion lorsqu'il avait été écarté de l'équipe première pour s'entraîner avec les moins de 21 ans, attend cela de lui: "Il m'a dit qu'il voulait que je sois un leader en défense, notamment grâce à la voix, et que je montre la mentalité de guerrier que j'ai toujours eue. Je ne joue pas un rôle, ce sont des qualités naturelles."

Comme celles qu'il a toujours affichées sur le plan technique. Lui, le latéral soyeux reconverti défenseur central appliqué, peut-il s'éclater dans un Lugano cohérent et solide mais pas forcément joueur? "Le système à trois défenseurs, je le connais bien, nous évoluions ainsi à Dallas, avertit-il. Ma préoccupation première quand je rentre sur le terrain, c'est de ne pas prendre de buts. Donc, je veux y contribuer aussi ici. Après, je vais naturellement apporter mes qualités à l'équipe dans la maîtrise du ballon. C'est ma façon de jouer au foot." Lugano a tout à y gagner.

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