Alain Souchon se sent déboussolé

Covermedia

26.7.2021 - 17:43

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Alain Souchon l’a dit tout net au Télégramme: «Moi, quand j'ai appris qu'il y avait un vaccin anti-covid, je n'ai pas hésité. Quand j'entends les discussions interminables autour du sujet, il y a de quoi être surpris». Alors qu’il a repris sa tournée «Âmes Fifties», le chanteur livre ses états d’âme sur l’opposition aux vaccins anti-Covid-19.

Alain Souchon
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Alain Souchon a l’habitude de montrer ses fragilités, aussi bien dans le texte de ses chansons que dans des interviews. Mais l’artiste qui est ravi de pouvoir remonter sur les planches pour sa tournée «Âmes Fifties» et chanter devant un vrai public, a avoué au Télégramme pour un article publié le 21 juillet qu’il ne comprenait rien au discours des «antivax».

«C'est extraordinaire ces gens qui n'y connaissent rien, mais sont contre par principe», a-t-il dit, assez exaspéré.

Se moquant de plaire ou de déplaire, le chanteur est pleinement vacciné. «J'ai fait la queue pendant trois heures sur le trottoir, avec des gens de mon âge», avait-il raconté à RTL.

Au Télégramme, l’artiste de 77 ans a rappelé certains souvenirs d’enfance traumatisants, notamment à propos de la polio à laquelle sa génération a été confrontée. «Vous savez, quand j'étais petit, il y avait la polio qui faisait des ravages chez les enfants. On nous disait de faire attention et de se faire vacciner. C'est un truc normal et ordinaire. Et la polio a été chassée.» Effectivement, dans de nombreuses écoles, on rencontrait des enfants atteints plus ou moins gravement de cette maladie dont la vaccination massive est venue à bout en Europe.

Pour Alain Souchon, le vaccin contre le Covid-19 est un privilège: «On a la chance de disposer de vaccins, mais pas mal de gens hésitent encore ou refusent de se faire vacciner. Il y a d'autres pays plus pauvres dans le monde où les gens voudraient bien, mais n'y ont pas accès», a-t-il souligné en marquant la frontière entre pays nantis et pays pauvres.

«On vit dans un pays de fous!», a-t-il dit, optimiste malgré le «danger qui rôde encore», et tablant sur une vaccination massive pour atteindre l’immunité collective et «éviter de retomber dans les mêmes galères».

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