Ces stars face à l'épreuve de la fausse couche

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11.7.2019

La fausse couche est encore et toujours considérée comme taboue. Pour faire bouger les choses, certaines stars n'hésitent pas à parler de leur propre expérience.
Instagram/Keystone

Devenir mère peut parfois relever d’un vrai combat. La fausse couche touche n’importe quelle femme, même les stars qui osent aujourd’hui parler de ce sujet tabou.

La fausse couche est souvent très mal vécue par les femmes qui ont le désir de devenir mères. Pourtant, cette épreuve est loin d’être rare. En effet, 25% des femmes sont confrontées à ces avortements naturels. Dans 1% des cas, les fausses couches sont répétitives et sont le signe d’un dysfonctionnement dans l’organisme.

Dans tous les cas, la fausse couche est une épreuve. Ce sujet longtemps resté tabou est aujourd’hui abordé plus facilement, y compris par les stars. Ces dernières témoignent de leurs difficultés à devenir mères. Elles rassurent et se rassurent en partageant leur vie de femmes.

Julie Ferrier, un comédienne et un combat

Tout comme de très nombreuses femmes de sa génération, l’actrice Julie Ferrier a souhaité avoir un bébé. Les choses ne se sont pas déroulées comme souhaitées. Dans une interview qu’elle a donnée au magazine «Paris Match», Julie Ferrier a confié avoir fait huit fausses couches: «J’ai fait huit fausses couches. C’est à chialer. Après la quatrième, j’ai été l’objet d’une étude poussée, à la Pitié-Salpêtrière. J’ai commencé une psychothérapie qui a duré une année. Suivie de quatre autres fausses couches. Quel travail aurait-il fallu entreprendre sur moi-même pour éviter cela? J’ai tout essayé pendant dix ans. Y compris la médecine chinoise et le vaudou.»

Derrière ces déclarations se trouve une femme meurtrie qui souhaitait plus que tout fonder une famille. Suivie par le prestigieux établissement hospitalier parisien, la femme qui est aujourd’hui agée de 47 ans n’a jamais été mère.

S’il y a bien un constat à faire sur la fausse couche, c’est qu’elle peut toucher toutes les femmes. Comme Julie Ferrier, d’autres actrices ont connu la souffrance d’une grossesse non menée à terme. Parmi elles, Ingrid Chauvin qui, avant de perdre sa fille, a fait une fausse couche: «J’ai vécu cette sensation terrifiante d’être le cercueil de mon bébé» a-t-elle déclaré dans l'émission de Thierry Ardisson, «Salut les Terriens».

Dans le magazine «Extra», c’est l’actrice américaine Sharon Stone qui dévoilait avoir fait trois fausses couches. Celles-ci étaient liées à une malformation. A la suite de ce diagnostic, l'actrice a adopté deux enfants.

Nicole Kidman, Courteney Cox, Gwyneth Paltrow ou encore l’actrice britannique Martine McCutcheon, qui donnait la réplique à Hugh Grant dans «Love Actually», ont toutes fait une ou plusieurs fausses couches et en ont parlé dans les médias. 

Briser le tabou de la fausse couche

Michelle Obama, dans son livre intitulé «Devenir», révélait aussi avoir connu cette épreuve dans sa jeunesse. De plus en plus de femmes sortent du silence et parlent de leur fausse couche. C’est notamment le cas de Beyoncé,  Tonya Kizinger, Lilly Allen ou encore de l’ancienne Miss France Chloé Morteau.

L’actrice Adriana Karembeu a donné naissance à son premier enfant Nina le 17 août 2018. Avant cela, la star de 47 ans a fait une fausse couche à sept semaines de grossesse en 2016: «L’année dernière, je suis tombée enceinte et j’étais folle de bonheur! Malheureusement, je l'ai perdu à sept semaines de grossesse. Dans les mois qui ont suivi, je ne pouvais pas croiser une femme enceinte ou avec un bébé sans sentir les larmes me monter aux yeux», a-t-elle confié à «Paris Match» en 2017.

De son côté, Claire Holt, star de la série «Vampire Diaries»,  a décidé de raconter son histoire pour une simple raison: «Ça me brise le cœur que la perte d'un bébé nous semble quelque chose que l'on doit garder pour soi. Pourquoi ne serait-ce pas pareil que de perdre un être aimé? Comment ça pourrait être moins important?»

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I took this photo 10 days ago, as I waited for surgery after my sweet little baby lost its heartbeat. I sent it to my fiancé in the waiting room to show him that I was ok. I wasn’t. I’ve never felt more broken in my life. I debated sharing this so soon and I’m still frightened about making such a private struggle public, but I’m doing it anyway because it's important. After my D & C, I spent hours on the internet searching for women who had been through it. I was desperate to find someone, anyone, who could relate to what I was feeling. Someone to tell me that the depression and hopelessness were normal. That it wasn’t my fault. That I wasn’t broken forever. I found a community of women who shared my exact experience. Who were open and vulnerable about miscarriage, something that isn’t often or openly discussed. It breaks my heart to think that losing a baby feels like something we have to keep to ourselves. Why is it any different than the death of a loved one? How is it any less meaningful? Here is what I have learned as I begin to crawl out of the dark hole: support is everything. I could not have survived this without the unconditional love of my partner. Despite his pain, he was my rock and my safety net. I will never know how to thank him. I also found that opening up to people is crucial. As soon as I told my story, almost everyone I spoke to told me theirs - their own, their wife’s, their sister’s. So many people go through it and understand the breadth of pain, yet so few people talk about it. Finally, I want to share a blog post that resonated with every part of me. You can find the link in my bio, @leandramcohen of @manrepeller articulates the emotional rollercoaster with an eloquence that I could never possess. To anyone out there who has been through a miscarriage, I understand you. I share every bit of your pain and you are not alone. Please be kind to yourself and I hope that you will be comfortable sharing your story too.

Une publication partagée par Claire Holt (@claireholt) le

Toutes ces célébrités travaillent pour guérir la douleur engendrée par cet avortement naturel. Qu’elles aient ensuite réussi à devenir mères ou non, dans tous les cas, ce combat est le même que celui de n’importe quelle autre femme qui vit loin des caméras.

Les enfants des stars

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