Sheila: la rumeur sur sa transexualité lui a causé beaucoup de tort

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16.8.2018 - 16:38

Source: Covermedia

Dès le début de sa carrière, Sheila a souffert d’une rumeur odieuse voulant qu’elle soit un homme. La chanteuse qui souffle aujourd’hui ses 73 bougies a vu sa jeunesse gâchée par ces ragots.

Encore aujourd’hui, et même après des décennies à démentir et expliquer, la rumeur court encore : Sheila serait un homme. Si cela peut prêter à sourire, la chanteuse qui souffle aujourd’hui (16août) ses 73 bougies a durement souffert de ces ragots qui ont commencé à circuler dès le début de sa carrière, alors qu’elle n’était âgée que de 18 ans.

A l’époque, Sheila est victime d’un grave dérèglement hormonal. Comme le rappelle Gala, elle ne pèse alors plus que 45 kilos et il faut agir. La seule solution : un traitement à base d’hormones mâles.

On est en 1964 et la presse s’inquiète de son état après un malaise survenu sur scène, à Roanne. L’interprète de "L’école est finie" accepte alors d’être interviewée par Gérard de Villiers, journaliste pour France Dimanche. Sans penser aux conséquences, Sheila lui explique tout. Le magazine titre alors : « Sheila est-elle un homme ? »

« C’est terrible. Faut quand même comprendre que quand on a 18 ans et que vous trouvez à la Une de tous les kiosques de Paris ‘Sheila est un homme’… », a déploré la chanteuse en 2016 sur le "Divan de Marc-Olivier Fogiel". « J’ai passé des jours et des jours enfermée chez mes parents, à pleurer. Et imaginez-vous mes parents ! Ça les a coupés de tout le monde, ils n’osaient plus sortir. Il y a toujours quelqu’un qui vous dit ‘il n’y a pas de fumée sans feu’ ou ‘si c’est écrit dans les journaux c’est que c’est vrai’.»

Et Sheila sait qu’il est impossible d’endiguer la rumeur, même si aujourd’hui, le public s’intéresse moins à elle. « Demain si je meurs, il y en aura un qui dira ‘moi j’ai bien connu le docteur qui l’a opérée’. J’en suis sûre. Parce que c’est comme ça. Mais il faut penser au mal que ça fait sur la longueur, a déploré l’artiste. On ne peut pas imaginer que ça va vous poursuivre pendant 20 à 30 ans de votre vie. Comment voulez-vous ne pas être traumatisée par ça ? Ça vous marque à vie. Ça m’a pourri la vie, franchement. »

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