«Une seule planète»

Devant les caméras, ces fleuristes se lancent un sacré défi! 

Valérie Passello

26.1.2022

L'émission «Une seule planète» fait son retour ce mercredi 26 janvier sur RTS1. Pour ouvrir les feux, deux fleuristes ont accepté de bousculer leurs habitudes afin d'adopter des pratiques plus durables. Elles lèvent un coin du voile pour blue News.

Valérie Passello

26.1.2022

«Vous vous posez des questions sur votre mode de vie, votre manière de consommer, de travailler, de vous déplacer, sur vos loisirs? Vous êtes prêt∙e∙s à bousculer vos habitudes pour adopter des comportements favorables à l’environnement et qui n’impacteront pas votre budget?» C'est cette annonce, publiée sur Facebook par la RTS, qui a interpellé Geneviève Bovard.

Cette fleuriste, employée de Carole Bellon chez «Osez les Fleurs» à Vevey, use alors de tout son pouvoir de persuasion pour convaincre sa patronne de se lancer dans l'aventure d'«Une seule planète». Elle raconte: «Je connaissais l'émission et je me disais qu'il y avait sûrement quelque chose à faire dans le cadre du magasin.» 


La bande-annonce de l'émission «Une seule planète» sur RTS1.

Facebook/Simon Romang


Bien que déjà très concernée par la question de la durabilité dans sa vie quotidienne, Carole est d'abord réticente: «J'aime bien travailler dans l'ombre. Je n'étais pas très emballée à l'idée de parler devant des caméras», confie-t-elle. Mais elle finit par céder. Et elle ne le regrette pas, même si elle reconnaît qu'elle a souvent été confrontée au doute lors de l'aventure.

Objectif: 65% de fleurs et plantes suisses

Le défi qu'elles doivent tenter de relever dans le cadre de l'émission est de taille: passer d'un assortiment annuel comprenant environ 20% de fleurs suisses à une offre proposant 65% de produits helvétiques.

Mais pourquoi ne pas se lancer à fond et viser le 100%? Il y a un problème de saisonnalité non négligeable, explique Geneviève: «De mai à septembre, il est possible de s'approvisionner en Suisse. Mais près de la moitié de l'année, si l'on veut continuer à vendre de vraies fleurs, impossible de ne pas aller les chercher ailleurs.»

De son côté, Carole a dû apprendre à lâcher prise: «Si le fait d'acheter des roses ici plutôt qu'en Hollande n'est pas forcément plus cher, il a fallu réduire le choix. Je craignais que cela fasse fuir les clients, car à la fin du mois, je dois quand même payer les salaires!» Pourtant, les habitués, avertis du challenge, se sont montrés enthousiastes. «Ils étaient même contents. Les gens sont plus sensibles à la nature», observe-t-elle.

«Comme une petite famille»

En tout, les fleuristes ont participé à six journées de tournage étalées sur plusieurs semaines en 2021. Depuis, outre l'assortiment plus local, la philosophie globale du magasin a aussi évolué vers la durabilité. On essaie par exemple d'utiliser de la ficelle de chanvre pour nouer les bouquets. Au niveau de l'emballage, le papier kraft a remplacé les feuilles de plastique transparent.

Les petits sachets censés faire durer les fleurs coupées plus longtemps, eux, sont tombés aux oubliettes: «Il faut simplement expliquer aux clients qu'il suffit de changer l'eau régulièrement et de couper les tiges», note Carole. «Ils doivent aussi accepter le fait que les fleurs ne sont pas immortelles et que leur durée de vie peut varier», ajoute Geneviève. 

Quant à l'expérience vécue avec l'équipe du tournage, elle laisse un souvenir souriant aux deux protagonistes, ajoute la responsable du commerce de la Riviera: «Pour finir, c'était comme une petite famille, on était toujours contents de se retrouver pour tourner un nouvel épisode!»

Ce premier volet de l'émission dressera aussi le portrait d'une famille genevoise désireuse de désencombrer sa maison. «Une seule planète: fleurs locales et rangement optimal», à découvrir en free TV le 26 janvier à 20h10 sur RTS1.