«Attendu au tournant» Just Riadh, de star des réseaux sociaux à premier rôle au cinéma

AFP

17.2.2023 - 11:27

Comment gérer un premier rôle au cinéma quand on est une star des réseaux sociaux? «Tu es attendu au tournant», confie à l'AFP Just Riadh, qui incarne «un génie» de la pâtisserie dans le film «A la belle étoile», en salles mercredi.

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17.2.2023 - 11:27

Le cinéma, «cela n'a rien à voir avec ce que je fais avec mes vidéos toutes simples, où je suis là avec mon téléphone, ma caméra, et c'est moi qui fais tout. Là ça ne dépend pas que de toi», raconte le créateur de contenus aux plus de 10 millions d'abonnés sur les réseaux sociaux (YouTube, Instagram, TikTok...).

«Premier rôle, comme ça, c'est la pression, tu es attendu au tournant. Même dans les avant-premières, les gens me disaient +Franchement, on ne savait pas à quoi s'attendre. Bon, on est venu parce qu'on t'aime bien, mais le film en vrai, on ne s'attendait pas à un truc de ouf+. (Finalement) les gens étaient agréablement surpris et ça m'a fait plaisir», savoure-t-il.

Car s'il a déjà fait des apparitions dans le film «30 jours max» en 2020 et les séries «Validé» (2020) ou encore «Stalk» (2021), Just Riadh, 24 ans, a dû se former dans son nouveau métier pour endosser pleinement le rôle de Yazid Ichemrahen, dans le «biopic» qui retrace le parcours du champion du monde 2014 des desserts glacés.

«J'ai fait un mois de formation avant le film, où j'étais formé par des pâtissiers, par Yazid aussi qui était là avec moi, qui me montrait les gestes, parce que quand tu regardes le film, il faut que tu te dises +en fait le mec, il maîtrise+ (...) il ne fait (pas n'importe quoi avec ses mains, c'est pas un mytho.»

Créateur de contenus

Né en Algérie, Riadh Belaïche de son vrai nom arrive en France à l'âge de huit ans, et passe son enfance en région parisienne avec un seul rêve en tête: devenir footballeur professionnel comme Cristiano Ronaldo, son idole, ou avocat.

Alors qu'il arrête son BTS en alternance «un jour» à peine après l'avoir commencé, il commence à poster des vidéos humoristiques sur les réseaux sociaux. Succès immédiat.

«Un pote met une vidéo de moi sur Facebook, et je sais pas, la vidéo fait des millions de vues comme ça, gratuitement», raconte Just Riadh.

«Et moi, je me dis +Ah oui en fait, peut-être que je vais essayer ça+! Parce qu'à l'époque, il y avait plein de gens qui faisaient des vidéos. Je me suis dit +je vais tenter ma chance, pourquoi pas+», ajoute-t-il.

Si sa notoriété grandissante et ses nombreux partenariats lui permettent de recevoir en 2022 le prix de «l'influenceur de l'année» décerné par le magazine Stratégies, Just Riadh préfère le terme de «créateur de contenus».

Entre des candidats de téléréalité comme Les Marseillais et des YouTubeurs comme Squeezie, «ça n'a rien à voir» mais pour «certaines personnes, cela fait partie de la même catégorie», déplore-t-il.

Après une première expérience convaincante, pense-t-il désormais changer le cours de sa carrière et prendre totalement le virage du 7e art?

«C'est un truc qui me fait kiffer de faire du cinéma, mais créer du contenu comme je le fais actuellement, c'est un truc qui me fait kiffer aussi, donc je ne me vois pas choisir un des deux», répond-il.

«Si j'ai envie de faire une vidéo YouTube, j'en fais une, si j'ai envie demain de faire un film, je fais un film, si demain j'ai envie de faire une série, je fais une série, insiste-t-il. Je ne veux pas me fermer de portes».

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