Air France-KLM mise sur la baisse des coûts

ATS

31.7.2019 - 08:39

Dans un marché très concurrentiel, le groupe Air France-KLM a pour objectif d'améliorer ses coûts pour accéder au rang de leader dans le ciel européen (archives).
Source: KEYSTONE/AP/CHRISTOPHE ENA

Air France-KLM a jugé mercredi avoir réalisé un deuxième trimestre «solide» dans un environnement concurrentiel difficile, et a annoncé une baisse de ses coûts par passager en ligne avec ses prévisions.

Le résultat d'exploitation du groupe est en progression de 15,6% à 400 millions d'euros (442 millions de rancs) «reflétant une amélioration des coûts unitaires en partie limitée par une hausse de la facture carburant», a expliqué le groupe dans un communiqué.

Le groupe a cependant bénéficié d'une base de comparaison favorable car le deuxième trimestre 2018 avait été marqué par les grèves chez Air France ayant eu un impact négatif de 260 millions d'euros, et de 335 millions durant le premier semestre 2018.

«Dans un environnement difficile, le groupe Air France-KLM a réalisé un deuxième trimestre solide», a commenté Benjamin Smith le directeur général du groupe cité dans le communiqué.

L'évolution du groupe au cours de ce trimestre «est très largement tirée par une absence de grève par rapport à l'an dernier», a reconnu le directeur financier du groupe Frédéric Gagey lors d'un entretien téléphonique avec quelques journalistes.

Le bénéfice net est en baisse de 27,3% par rapport à il y a un an à 80 millions d'euros. En revanche la recette par passager a été en hausse de 0,8%.

Par ailleurs, les coûts unitaires ont baissé de 2,3% grâce à «l'effort fourni sur la réduction des coûts chez Air France» mais aussi en raison de la base de comparaison élevée l'an dernier en raison des grèves chez Air France, selon le groupe.

Ce résultat est cependant «en partie contrebalancé par une hausse des coûts unitaires chez KLM s'expliquant par les accords salariaux signés l'an dernier», précise le groupe qui ajoute que les coûts nets salariaux du groupe ont augmenté de 4,6% au cours du trimestre.

Hausse de 5,1% du nombre de passagers

Le transporteur franco-néerlandais a confirmé ses perspectives annuelles avec une diminution de ses coûts pour 2019 «entre -1% et 0% à charges et carburants constants».

Le nombre de passagers a été en hausse de 5,1% durant le trimestre et les coefficients de réservations long-courrier «sont en moyenne en hausse sur la période août-décembre par rapport à l'an dernier».

«La légère hausse de la recette unitaire passage que nous avions anticipée, et la poursuite des initiatives de réduction de coûts unitaires ont plus que compensé la hausse des coûts de carburant» dont la facture a augmenté de 220 millions d'euros au deuxième trimestre à 1,4 milliard d'euros, a souligné M. Smith.

Selon le groupe, c'est l'activité long-courrier qui «porte l'amélioration de la recette unitaire» avec une capacité en augmentation de 3,9% tirée par les réseaux Atlantique Nord, Asie et Amérique du Sud, cette dernière région étant toutefois sous pression en raison du contexte économique en Argentine et au Brésil.

L'activité cargo du groupe souffre, avec une recette unitaire par tonne kilomètre offert (TKO) en baisse de 5,1%, en raison «du ralentissement du commerce mondial», selon M. Gagey.

Dans un marché très concurrentiel, le groupe a pour objectif d'améliorer ses coûts pour accéder au rang de leader dans le ciel européen.

Dans cette perspective, il a annoncé mardi une commande ferme de 60 Airbus A220-300, dont les premiers appareils seront livrés en septembre 2021, destinés à remplacer les A318 et A319 d'Air France, dont la moyenne d'âge est de 16 ans et demi.

Avec cette commande, il s'agit pour le groupe d'«accroître sa compétitivité en diminuant son coût au siège de plus de 10%» sur le court et le moyen-courrier. Il a également placé une option pour 60 appareils supplémentaires et des droits d'acquisition pour 60 autres.

L'A380, jugé trop gourmand en carburant avec «20 à 25% de carburant en plus par siège que les appareils long-courriers de nouvelle génération» et plus polluant, sera sorti de la flotte d'Air France d'ici 2022.

Air France-KLM exploite une flotte de 541 appareils pour ses trois principales marques, Air France, KLM et Transavia, vers 318 destinations dans le monde.

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