Crise

La France revoit sa prévision de croissance 2021 à la baisse

ATS

4.4.2021 - 06:26

Les nouvelles mesures de restrictions prises pour lutter contre la pandémie de Covid-19 ont conduit le gouvernement français à abaisser d'un point de pourcentage, à 5%, sa prévision de croissance pour cette année, a annoncé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

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4.4.2021 - 06:26

La politique de soutien du gouvernement sera poursuivie «tant que la crise sanitaire durera», a assuré le ministre français de l'économie Bruno Le Maire (archives).
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«Fermer les établissements scolaires et 150'000 commerces est indispensable pour freiner la circulation du virus. Mais ces mesures auront un impact sur l'économie française. Nous allons donc réviser notre croissance de 6% à 5 % pour 2021», a expliqué le ministre à l'hebdomadaire Le Journal du dimanche, alors que le PIB français s'était contracté de 8,2% en 2020.

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, avait estimé jeudi que les restrictions annoncées cette semaine «ne devraient pas conduire à une révision très significative de (sa) prévision» de 5,5% de croissance pour 2021 si elles ne durent pas au-delà de «début mai».

Le coût total des aides est estimé à 11 milliards d'euros en avril, a rappelé Bruno Le Maire au JDD, ajoutant que «la promesse présidentielle du 'quoi qu'il en coûte' sera tenue». Cette politique de soutien sera poursuivie «tant que la crise sanitaire durera», a-t-il souligné.

La fin des aides publiques sera progressive et «dans certains secteurs qui resteront durablement touchés, comme l'aéronautique, un soutien sera maintenu», a noté le ministre.

Réformes structurelles

«Mais je veux rassurer les Français : nous n'avons pas de difficulté à lever de la dette sur les marchés, à des taux d'intérêt très bas. La Banque centrale européenne a confirmé le maintien de sa politique monétaire de soutien à l'économie», a-t-il remarqué.

Il a répété qu'il faudrait rembourser la dette après la crise, ce qui sera selon lui possible grâce à «une croissance forte, une meilleure maîtrise des dépenses publiques de fonctionnement et la poursuite des réformes structurelles -à commencer par celle des retraites».

Avant d'engager un éventuel nouveau plan de relance, M. Le Maire veut «continuer à décaisser rapidement les 100 milliards d'euros» du programme annoncé en septembre, dont il veut dépenser la moitié d'ici la fin 2021.

Le ministre de l'Economie en a profité pour fustiger à nouveau la lenteur de certains pays pour ratifier le fonds de relance européen de 750 milliards d'euros. «La France devait recevoir 5 milliards en juillet. Il est hélas peu probable que nous recevions cette somme à cette date», a-t-il regretté.

ATS