La pénurie de puces pourrait entraîner un gros manque à gagner

afp

23.9.2021 - 12:58

La pénurie persistante de puces électroniques, qui freine la production automobile, devrait causer en 2021 un manque à gagner de 210 milliards de dollars en raison de ventes non réalisées dans le monde, estime jeudi le cabinet Alix Partners. Ce dernier a doublé sa prévision par rapport à celle présentée en mai dernier.

afp

23.9.2021 - 12:58

ARCHIV - 08.06.2021, Sachsen, Dresden: Mitarbeiter von Volkswagen montieren in der Gläsernen Manufaktur von Volkswagen bei der sogenannten «Hochzeit» die Karosserie und den Antriebsstrang eines VW ID.3. Der Mangel an Halbleitern lässt verkaufsfertige Neuwagen zu einem knappen Gut auf dem deutschen Markt werden. (zu dpa «Chipmangel bremst weiterhin den deutschen Markt für Neuwagen») Foto: Sebastian Kahnert/dpa-Zentralbild/dpa +++ dpa-Bildfunk +++ (KEYSTONE/DPA/Sebastian Kahnert)
De nombreux constructeurs sont contraints à des arrêts réguliers des chaînes de fabrication en raison du manque de puces disponibles et de la pandémie du Covid-19. (image d'illustration)
KEYSTONE

Alors que de nombreux constructeurs sont contraints à des arrêts réguliers des chaînes de fabrication en raison du manque de puces disponibles et de la pandémie du Covid-19, il ressort que 7,7 millions d'automobiles ne seront pas produites cette année, poursuit Alix Partners. Ce chiffrage intervient alors que la demande de composants est très forte pour alimenter le boom des véhicules électriques et la reprise de l'activité, après la levée des restrictions sanitaires au printemps.

En mai, Alix Partners prévoyait un manque à gagner de 110 milliards de dollars et une amputation de la production de 3,9 millions d'unités. Mais depuis cette estimation, les réductions de production de puces «causées par le Covid-19, par exemple dans les usines en Malaisie, n'ont pas diminué», commente Marcus Kleinfeld, consultant chez Alix Partners.

Le japonais Toyota a ainsi prévu de produire 400'000 véhicules de moins qu'initialement estimé en septembre et octobre, faute de pièces disponibles. Lors du salon automobile de Munich en septembre, Ola Källenius, patron du fabriquant des Mercedes-Benz, Daimler, a affirmé que ce manque «structurel» de capacités de production continuerait de peser sur l'industrie en 2022.

afp