Les soucis d'approvisionnement freinent la reprise

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6.10.2021 - 11:11

Les difficultés d'approvisionnement ralentissent la reprise économique, écrit mercredi le KOF. Si la situation n'a pas «fondamentalement changé» par rapport au mois de juin, les perspectives de croissance pour l'année en cours n'en sont pas moins revues à la baisse.

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6.10.2021 - 11:11

"Les salariés risquent d'être déçus par la croissance des salaires, car après déduction de l'inflation, il n'y aura guère de gains réels de pouvoir d'achat", prévient toutefois le KOF. (Archives)
ATS

La reprise se trouve ainsi «partiellement reportée» à 2022.

Le produit intérieur brut (PIB) est attendu en progression de 3,2% en 2021, puis de 3,6% en 2022, selon les prévisions automnales du centre d'études conjoncturelles (KOF) de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ).

Lors de ses prévisions conjoncturelles estivales, le KOF affichait un optimisme plus marqué: la croissance pour l'année en cours était alors attendue à 4,0%. Pour 2022, le PIB était prévu en hausse de 2,8%.

Corrigé des recettes des grands événements sportifs internationaux, le taux de croissance du PIB prévu est de 3,0% cette année, 3,4% en 2022 et 1,8% en 2023.

Certaines des chaînes de valeur interrompues au cours de la pandémie n'ont pas encore retrouvé leur niveau de fonctionnement d'avant la crise, ce qui entraîne des «goulots d'étranglement dans les chaînes d'approvisionnement». La reprise est ainsi «faible» dans l'industrie, à l'exception du secteur des produits pharmaceutiques.

La reprise économique risque donc d'être freinée cet hiver par des restrictions de production et des augmentations de prix. La situation devrait revenir à la normale à partir du premier trimestre 2022, selon le KOF.

Détente sur le marché du travail

La situation est encourageante sur le marché du travail. Le KOF s'attend à une diminution du chômage partiel au second semestre, de même que du taux de sans-emploi.

«Les salariés risquent d'être déçus par la croissance des salaires, car après déduction de l'inflation, il n'y aura guère de gains réels de pouvoir d'achat», prévient toutefois le KOF.

L'inflation enregistrée en Suisse au cours des derniers mois s'explique par la hausse des prix des voyages aériens, des voyages à forfait, de l'hébergement en hôtel et de l'énergie, qui avait «chuté rapidement et fortement suite à la pandémie».

Pour cette raison, le KOF estime que l'inflation, attendue à 0,5% cette année, 0,6% en 2022 et 0,4% en 2023, ne sera que temporaire. «Les capacités sous-utilisées et l'évolution moins dynamique des salaires nominaux continueront à maintenir l'inflation à un niveau faible».

Au niveau des risques, ils se sont largement diversifiés et ne se circonscrivent plus uniquement à la pandémie. Le KOF cite notamment les «difficultés au niveau international en matière de transport et de production, les risques d'inflation qui y sont liés, notamment la forte hausse des prix de l'énergie, l'évolution du marché immobilier chinois et les avertissements de surchauffe du marché immobilier suisse».

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