Télécoms

«2021 sera une nouvelle année difficile» pour Huawei

afp

28.4.2021 - 11:08

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28.4.2021 - 11:08

Huawei a annoncé mercredi un repli de 16,5% sur un an de son chiffre d'affaires au premier trimestre, alors que le géant chinois des télécoms reste pénalisé par des sanctions américaines.

ARCHIV - 18.08.2020, Nordrhein-Westfalen, Düsseldorf: Blick auf die Huawei Deutschland Zentrale. Der chinesische Huawei-Konzern stellt sich auf noch lange andauernde US-Sanktionen ein und setzt verstärkt auf neue Geschäftsbereiche wie selbstfahrende Autos. (zu dpa «Huawei rechnet mit langen US-Sanktionen und setzt auf Autogeschäft») Foto: Marius Becker/dpa +++ dpa-Bildfunk +++ (KEYSTONE/DPA/Marius Becker)
Huawei s'était retrouvé dans le collimateur de l'ex-administration Trump, qui l'avait accusé, sans toutefois apporter de preuves, d'espionnage potentiel au profit de Pékin.
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«2021 sera une nouvelle année difficile» pour Huawei, a averti dans un communiqué le président en exercice du groupe, Eric Xu.

Huawei a réalisé au premier trimestre un chiffre d'affaires de 152,2 milliards de yuans (21,5 milliards de francs).

Un an plus tôt sur cette période, il s'affichait en hausse de 1,4% à 182,2 milliards de yuans.

Le groupe basé à Shenzhen (sud de la Chine) est depuis quelques années au centre de la rivalité sino-américaine, sur fond de guerre commerciale et technologique entre les deux premières puissances mondiales.

Sanctions américaines

Huawei s'était retrouvé dans le collimateur de l'ex-administration Trump, qui l'avait accusé, sans toutefois apporter de preuves, d'espionnage potentiel au profit de Pékin.

Conséquence: les Etats-Unis ont placé en 2019 le groupe sur liste noire afin de l'empêcher d'acquérir des technologies «made in USA», notamment les puces, pourtant indispensables à ses produits.

«Quels que soient les défis auxquels nous serons confrontés, nous resterons résistants. Pas seulement pour survivre, mais pour durer», a promis M. Xu.

Huawei attribue en partie la baisse de ses ventes à la cession de Honor, une marque de smartphones d'entrée de gamme dont il s'est séparé en novembre.

Du fait des sanctions américaines, Honor peinait à s'approvisionner en composants électroniques.

Huawei, numéro un mondial des équipements 5G, une nouvelle norme de technologies mobiles amenée à révolutionner l'internet, fait également face à une pression croissante sur ce front.

L'administration Trump martelait que les services de renseignement chinois pourraient utiliser les équipements de Huawei pour surveiller les communications et trafics de données d'un pays.

En février, le fondateur de Huawei, Ren Zhengfei, s'était toutefois voulu rassurant sur la «survie» du groupe, mais avait appelé l'administration Biden à «une politique d'ouverture» après les coups de l'ère Trump.

La pression de Washington a pesé l'an dernier sur les résultats de Huawei. Contrairement à 2019, le groupe n'a pas communiqué en détail le nombre de téléphones qu'il a vendus l'an dernier.

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