Graduellement

Shell compte «se retirer du pétrole et du gaz russes»

afp

8.3.2022 - 13:41

Le géant pétrolier britannique Shell a annoncé mardi son intention de se retirer du pétrole et du gaz russes «graduellement, pour s'aligner avec les nouvelles directives du gouvernement» britannique, en réaction à l'invasion russe de l'Ukraine.

Gasoline prices are seen on a display at a gas station Shell in Geneva, Switzerland, Monday, March 7, 2022. Gasoline prices are at an unprecedented level, the reason being the increase in the price of crude oil, which is due to the war in Ukraine. (KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi)
Le géant des hydrocarbures est en train de «changer (sa) chaine d'approvisionnement en pétrole brut pour retirer les volumes russes», a déclaré le directeur général de Shell Ben van Beurden.
KEYSTONE

afp

8.3.2022 - 13:41

Dans un communiqué, Shell a précisé que, «comme premier pas immédiat, le groupe va arrêter tous les achats au comptant sur le marché de pétrole brut russe» et va «fermer ses stations services, ainsi que ses activités de carburants pour l'aviation et lubrifiants en Russie».

«Nos actions à ce jour ont été guidées par des discussions continues avec les gouvernements sur le besoin de détacher la société des flux d'énergie russe, tout en maintenant l'approvisionnement en énergie», a commenté le directeur général de Shell Ben van Beurden.

Le géant des hydrocarbures est en train de «changer (sa) chaine d'approvisionnement en pétrole brut pour retirer les volumes russes», a-t-il ajouté. Le patron de Shell avertit toutefois qu'au regard de «l'emplacement physique et de la disponibilité d'alternatives», cet effort «pourrait prendre des semaines».

«C'est un défi complexe» qui va «nécessiter des actions concertées entre les gouvernements, les fournisseurs d'énergie et les consommateurs» affirme-t-il. «Ces changements sociétaux mettent en lumière le dilemme de mettre la pression sur le gouvernement russe pour ses atrocités en Ukraine et d'assurer un approvisionnement stable et sûr d'énergie à travers l'Europe», poursuit M. van Beurden.

«Au final, il revient aux gouvernements de décider sur ce compromis incroyablement difficile», conclut-il.

afp