Une toute petite hausse des salaires est prévue en 2022 

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28.10.2021 - 11:44

Les salaires ne devraient que très faiblement progresser l'année prochaine en Suisse, compte tenu de l'accélération de l'inflation. Alors que la majorité des secteurs économiques devraient bénéficier d'une légèrement augmentation, le tourisme, le commerce de détail ou les médias resteront à la traîne.

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28.10.2021 - 11:44

A man holds his open wallet in his hands, pictured on June 11, 2009 in Zurich, Switzerland. (KEYSTONE/Gatean Bally)

Eine Mann haelt sein geoeffnetes Portemonnaie in der Hand, aufgenommen am 11. Juni 2009 in Zuerich. (KEYSTONE/Gatean Bally)
La consommation devrait tout de même être au rendez-vous, grâce à l'épargne. Selon l'Office fédéral de la statistique, le taux d'épargne a augmenté de 20% à plus de 30% pendant la pandémie. (image d'illustration)
KEYSTONE

Le niveau des salaires en valeur réelle, corrigés des effets de l'inflation, ne devrait augmenter que de 0,1% cette année et de 0,4% en 2022, en raison d'un taux d'inflation attendu à 0,5% pour l'exercice en cours et 0,4% pour le suivant, a indiqué jeudi UBS dans le cadre d'un sondage auprès de 314 entreprises.

Face à cette faible progression, les spécialistes de la banques aux trois clés ne s'attendent pas à ce que les salaires soutiennent l'inflation. «Il est (...) improbable que l'augmentation des prix d'achat entraîne une spirale prix-salaire, ce qui serait la condition préalable à une hausse durable de l'inflation», a estimé l'économiste en chef Daniel Kalt. Selon ce dernier, l'accélération des prix actuellement observée «n'est que provisoire».

Une large partie des secteurs d'activité devrait bénéficier l'année prochaine d'une augmentation des salaires nominaux, non corrigés de l'inflation, de 1,0%. Cela devrait notamment être le cas pour les services informatiques et télécoms, le secteur public, ainsi que les banques et les assurances.

D'autres domaines devraient par contre voir leurs salaires progresser moins fortement, notamment dans les médias (+0,6%), le commerce de détail (+0,5%), ainsi que le tourisme, la culture, le sport et l'éducation (+0,5%).

La consommation devrait tout de même être au rendez-vous, grâce à l'épargne. Selon l'Office fédéral de la statistique (OFS), le taux d'épargne a augmenté de 20% à plus de 30% pendant la pandémie. «Au cours des prochains trimestres, une partie de ces économies devrait revenir dans la consommation privée et soutenir la conjoncture», a estimé UBS.

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