Unia dénonce

Unia dénonce : Patek Philippe accusé de mobbing, sexisme, racisme...

za, ats

15.7.2021 - 17:38

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15.7.2021 - 17:38

A Genève, le syndicat Unia a dénoncé jeudi de nouveaux cas de harcèlement, de mobbing et de racisme mais aussi de sexisme chez Patek Philippe. Il veut que l'Office cantonal de l'inspection et des relations de travail (OCIRT) étende son enquête au sein de la manufacture horlogère.

A Genève, le syndicat Unia a dénoncé jeudi de nouveaux cas de harcèlement, de mobbing et de racisme mais aussi de sexisme chez Patek Philippe. Il veut que l'Office cantonal de l'inspection et des relations de travail étende son enquête au sein de la manufacture horlogère (illustration).
ATS

Début juin, considérant l'absence d'une prise de conscience de la part de Patek Philippe, Unia décidait d'informer les médias de dénonciations faites en décembre auprès de l'OCIRT. Lors de cette conférence de presse, sept employés et ex-employés de l'entreprise de luxe faisaient état de conditions de travail délétères en lien avec du harcèlement, du mobbing, du stress et du racisme.

Unia a ensuite reçu des dizaines d'appels de collaborateurs et d'ex-collaborateurs de la firme témoignant de cas similaires dans les mêmes secteurs et dans d'autres, a expliqué jeudi Alejo Patiño, secrétaire syndical. Des cas de sexisme ont aussi été rapportés à Unia. Tous indiquent que la parole des salariés est remise en question par la hiérarchie et que la situation s'envenime, parfois jusqu'au licenciement.

Etendre l'enquête

Après un contrôle, l'OCIRT a demandé en mars à Patek Philippe de se conformer à la loi fédérale sur le travail, en analysant les situations à l'origine des plaintes et en établissant un plan de mesures ad hoc. Il lui a fixé un délai au 31 août pour mettre en oeuvre des mesures visant à protéger la santé du personnel, après avoir identifié les facteurs de risques psychosociaux.

Fort de ces nouveaux témoignages, le syndicat Unia veut que l'enquête de l'OCIRT soit étendue à d'autres secteurs et à d'autres motifs que ceux mentionnés dans la dénonciation de décembre. «Nous avons là des éléments plus graves. La gestion des conflits dans la société est encore plus défaillante que ce que nous avons pu remarquer dans un premier temps», a estimé M. Patiño.

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