Affaire Ramadan: recours à Genève contre la lenteur de la procédure

ATS

5.7.2019

Tariq Ramadan
Keystone / archives

Les avocats de la plaignante suisse dans l'affaire Ramadan ont saisi la Chambre pénale de recours. Ils dénoncent, dans leur document cité par plusieurs médias vendredi, «l'inactivité et le déni de justice du Ministère public genevois».

«Plus de quinze mois après le dépôt de la plainte (13 avril 2018, ndlr.) et plus d’un an après l’audition de notre cliente par la police, aucun acte d’instruction ne semble avoir été réalisé», s'insurgent les deux défenseurs de la plaignante.

Celle-ci accuse l'islamologue d’avoir abusé d’elle en 2008 dans un hôtel à Genève et de l’avoir séquestrée. Le parquet a ouvert une instruction pour «viol» et «contrainte sexuelle» le 11 septembre 2018.

Mais Tariq Ramadan n'a toujours pas été entendu dans cette procédure. «Certes, quatre audiences avaient été fixées en février et mars 2018 pour entendre le prévenu et une dizaine de témoins; elles ont toutefois été annulées par le Ministère public sans un mot d’explication», poursuivent les deux avocats qui invoquent aussi «une violation de la Convention européenne des droits de l'homme».

En liberté en France

En France, l'islamologue a été mis en examen en février 2018 pour deux viols. Agé de 56 ans, l'homme a été remis en liberté à mi-novembre, après neuf mois de détention préventive.

Soumis à un contrôle judiciaire très strict, Tariq Ramadan a l'interdiction de quitter le territoire français. Dans ces deux affaires, le théologien affirme qu'il s'agissait de relations consenties.

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