Nancy Pelosi L'agresseur présumé de son mari plaide non coupable

ATS

2.11.2022 - 00:00

L'homme soupçonné d'avoir sauvagement agressé le mari de la cheffe des démocrates au congrès des Etats-Unis Nancy Pelosi a plaidé non coupable devant une juge de San Francisco, selon plusieurs médias américains. Il a ensuite été placé en détention provisoire.

L'agression a eu lieu dans la maison de Nancy Pelosi à San Francisco (archives).
L'agression a eu lieu dans la maison de Nancy Pelosi à San Francisco (archives).
ATS

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2.11.2022 - 00:00

L'homme de 42 ans a été interdit de tout contact avec Mme Pelosi ou son mari et de s'approcher à moins de 135 mètres de leur maison de San Francisco, où l'agression a eu lieu vendredi. Lors de son attaque, le suspect projetait de «briser les rotules» de la parlementaire si elle n'avouait pas les «mensonges» du camp démocrate, selon un document judiciaire fédéral.

Il s'était introduit vendredi matin dans le domicile du couple, à San Francisco, équipé notamment de corde, de paires de gants et de ruban adhésif, selon le ministère de la justice. Nancy Pelosi se trouvait à Washington ce jour-là. Avant d'être agressé au marteau, son mari Paul Pelosi, 82 ans, a eu le temps d'appeler le numéro d'urgence 911.

Complotisme

Les autorités américaines pensent que le suspect avait l'intention d'enlever la responsable, un chef d'inculpation fédéral qui pourrait lui valoir jusqu'à 20 ans de prison. Avoir agressé son mari lui fait encourir une autre peine de prison pouvant aller jusqu'à 30 ans.

Lundi soir, la procureure de San Francisco a annoncé une volée de nouveaux chefs d'inculpation, notamment tentative de meurtre et cambriolage, cette fois au niveau local et non fédéral. Selon elle, il s'agissait d'une attaque «au mobile politique».

L'homme, qui vivait dans un garage dans une petite ville près de San Francisco, avait partagé sur les réseaux sociaux ces derniers mois des publications affirmant que les élections avaient été volées ou que les vaccins anti-Covid-19 ne fonctionnaient pas. Selon la fille d'une de ses anciennes compagnes, il s'était récemment tourné vers le complotisme d'extrême droite.

L'agression, qui s'est produite à une dizaine de jours des élections de mi-mandat, lors desquelles les démocrates risquent fort de perdre leur majorité à la chambre des représentants, a propulsé la désinformation et ses impacts délétères au rang de thème de campagne.

Dans un discours vendredi soir, le président Joe Biden a averti que la désinformation pouvait influencer les personnes qui ne sont «pas totalement équilibrées».

ATS